17/08/2026
30 ans.
30 années sur cette Terre.
Ces derniers jours, c’était étrange. Je me suis rendu compte à quel point le temps passe vite. Très vite.
Je me suis replongé dans tous ces moments qui ont construit ma vie : les journées à surfer, à dessiner, à jouer au volley avec mes frères et mes cousins, les premiers objets customisés, les toiles peintes, les soirées du lycée… et toutes celles qui ont suivi
En 30 ans, qu’est-ce que j’ai fait ?
J’ai eu la chance d’avoir les meilleurs parents du monde. Des parents qui ont toujours poussé mes frères et moi à faire ce qui nous rendait heureux. Qui m’ont appris que la politesse et la gentillesse pouvaient ouvrir bien des portes. Que pour réussir, il faut travailler. Et que la vie est une succession de hauts et de bas, mais qu’il y a toujours un moyen de remonter.
Le collège, le lycée… j’ai l’impression que c’était hier.
Puis il y a eu la Belgique après le bac pour faire kiné. Me retrouver seul, loin de chez moi, dans le froid européen. Deux ans plus t**d, l’Espagne, parce que le tirage au sort ne voulait plus de moi en Belgique. Murcia. Les copains réunionnais. Les études. Les premiers tatouages sur les dalons alors que je ne savais même pas monter un poste correctement.
Puis une pandémie.
Le genre de moment qui te force à te demander ce que tu aimes vraiment faire. Kiné ou tatoueur ?
J’ai ouvert mon studio pour essayer. Voir si ce projet pouvait fonctionner. Puis j’ai commencé à en vivre. J’ai créé un espace pour accueillir d’autres artistes. Voyager dans le monde. J’ai rencontré des artistes avec qui je rêvais de travailler. Organisé des événements. Lancé une marque.
Et puis il y a eu le festival.
J’aurais aimé écrire : « J’ai lancé un festival. »
La réalité est un peu différente. Il y a un mois et demi, j’ai dû prendre l’une des décisions les plus difficiles de ces dernières années : le reporter.
Ça faisait partie de mes rêves.
(La suite en commentaire)