24/09/2026
Hemant Ghoorbin : « Dimoun ankor krwar gayn bon kalite gato lor ti pri, tou pri inn flanbe »
« Dimoun ankor krwar gayn bon kalite gato lor ti pri. » Pour Hemant Ghoorbin, chef et ancien propriétaire de deux cafés, 2906 Cakes and Desserts, le coût réel de la pâtisserie est souvent sous-estimé. Après avoir fermé ses deux établissements à cause des dépenses exorbitantes, il a choisi de transmettre son savoir-faire en ouvrant une école de pâtisserie, Dessert King, à 15 Cantons, Vacoas.
Selon lui, la farine n’est pas nécessairement le principal problème pour les pâtissiers spécialisés dans les gâteaux et desserts. « La farine, la poudre de cacao, le beurre, le beurre de cacao, tous les prix ont flambé », affirme-t-il. Un sac de 25 kg de farine coûte quelque Rs 300 et, pour lui, cette subvention ne change donc pas suffisamment la donne pour les pâtissiers. En revanche, le chocolat, la crème, le beurre et le beurre de cacao représentent des dépenses beaucoup plus importantes. Un kilo de chocolat de bonne qualité peut coûter entre Rs 900 et Rs 1 500.
À cela, s’ajoute l’électricité, indispensable pour faire fonctionner les fours et les équipements de pâtisserie. Des charges qui finissent par peser lourdement sur les petites entreprises. « Dimoun soke kan zot trouv bann patisri Rs 300 me zot pa kone ki kantite bann ingredian pe koute », explique-t-il. Pour Hemant Ghoorbin, les autorités concernées devraient davantage tenir compte des matières premières qui représentent une part importante des coûts des pâtissiers. « Met sibsid lor choko plito, la krem, diber », dit-il.
Hemant Ghoorbin fait toutefois la différence entre les pâtissiers et les boulangers, qui utilisent de grandes quantités de farine chaque jour. Selon lui, les mesures doivent être adaptées aux besoins de chaque secteur.
Son école de pâtisserie répond à une autre ambition : aider les Mauriciens à apprendre un métier et à créer leur propre activité. « Mo pe ed dimoun pou aprann pou zot kav komans enn biznes pou zot kav zouenn zot 2 bout », souligne-t-il. Et d’ajouter que de nombreux Mauriciens cherchent à créer leur propre entreprise pour subvenir à leurs besoins, mais la hausse générale des coûts rend cette initiative de plus en plus difficile.