26/10/2025
NON CE N’EST PAS QUE BAMAKO NE COMPATIS PAS.
La résilience est une forme de compassion. 
Depuis 2012, oui, la guerre n’a pas cessé au Mali. Et pendant que certains portaient les armes, d’autres ont porté le pays sur leurs épaules : les enseignants, les commerçants, les artistes, les mères, les jeunes… Tout le monde a dû continuer à vivre malgré la peur, malgré les mauvaises nouvelles.
Ce n’est pas de l’indifférence,
c’est une forme de résistance.
Parce que si Bamako s’était arrêté, si tout le pays avait sombré dans la peur et la douleur, que serait-il resté du Mali ?
Les gens de Bamako souffrent aussi, mais ils transforment leur souffrance en force, en travail, en courage pour tenir debout, pour que la vie continue.
Compatir, ce n’est pas forcément pleurer devant les caméras.
Compatir, c’est continuer à se battre à sa manière, pour que le pays ne s’effondre pas totalement.
Ici, on travaille, on rit, on pleure, on prie non pas parce qu’on a oublié la guerre, mais parce qu’on veut garder le pays en vie.
Les marchés, les écoles, les théâtres, les bureaux, les artisans les enseignants, les Médecins etc tout cela, c’est la respiration du Mali.
Chaque jour, Bamako transforme la peur en courage, la douleur en espoir.
Les autres villes représentent l’âme et la diversité du pays.
Mais la Capitale , elle, porte la charge du fonctionnement national.
Quand elle tombe, c’est tout le pays qui chancelle.
Quand elle résiste, c’est tout le pays qui garde espoir.
Pendant 12 ans.
les artistes ont montré leur solidarité. Entre champs, sketchs de sensibilisation, Slam, Danse, arts, plastiques, cinéma.
Et ça pour tout le Mali de du Nord au Sud.
Combien de fois on a soutenu les Fama en tant que Bamakois?
L’heure n’est pas aux accusations, on peut sensibiliser, s’écouter, se donner la main sans pour autant cracher sur Bamako.
Allah ka Mali dèmè Yarabi.
Et pour finir, il n’y a pas de « Bamako ka » La preuve pendant les fêtes, Bamako est complètement désertée. ❤️