26/07/2026
♦️ ENVIRO VERITAS et NEMO engagent
un recours contentieux pour faire annuler
l’appel d'offres AO10 sur l'éolien en mer ♦️
➡️ L’appel d’offres AO10 du 18 juin 2026 est la plus importante procédure jamais lancée pour l'éolien en mer en France. Il prévoit 11 nouveaux projets d'éoliennes posées et flottantes, en Manche, en Atlantique et en Méditerranée. Son objectif est d’installer une puisssance de 10 GW, dont 1,2 GW pour le projet BNO en baie de Morlaix, ce qui représente plusieurs dizaines de milliards d'euros d'engagements publics, alors que la France fait face à une crise de surproduction d’électricité sans précédent, et une crise budgétaire récurrente.
➡️ Les deux associations Bretonnes ENVIRO VERITAS et NEMO Défense Littoral ont décidé de se joindre aux organisations nationales que sont le Cérémé, la Fédération Environnement Durable (FED), le Réseau Énergies Terre&Mer (RETM) et l’association d’élus Vent des Maires pour déposer un recours contentieux après du Conseil d'État afin d'obtenir l'annulation de l’appel d'offres n°10 sur l’éolien en mer.
En effet, cette procédure d’appel d’offres a été engagée sans que l'ensemble de ses conséquences juridiques, économiques, environnementales et sécuritaires n'aient été correctement évaluées, et par conséquent a été décidée de façon illégale.
❓Pourquoi cette action ?
🔻 Les impacts ont été sous-évalués : Notamment sur la biodiversité, dont les fonds marins, l’avifaune dont les Fous de Bassan, les monuments classés dont le Cairn de Barnenez, le patrimoine naturel et culturel, le tourisme, la pêche et l’aquaculture ; le réalisme économique n’est pas démontré ; c’est de plus un investissement énergétique non nécessaire en raison de la surproduction électrique française (22%) et de son inadéquation avec la demande électrique.
🔻Le droit doit s'appliquer à tous les projets publics : Le cahier des charges de l’AO10 produit des effets juridiques et économiques majeurs. En conséquence, les citoyens sont fondés à en demander le contrôle au juge administratif.
🔻 La procédure de l’appel d’offres s'écarte des règles fixées par l'État lui-même : Le recours soutient que plusieurs dispositions sont incompatibles avec la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) et instaurent, sans base légale, des inégalités de traitement entre les candidats aux 11 projets répartis sur les différentes façades maritimes.
🔻 Des risques insuffisamment évalués : Le dossier ne comporte aucune analyse sérieuse des impacts sur la navigation maritime, des risques de catastrophe, de certaines conséquences stratégiques des installations, ni des mesures pour s’en prémunir.
✔️Ce qui est demandé :
Le recours demande au Conseil d'État d'annuler l'appel d'offres n°10 afin que toute nouvelle procédure soit conduite dans le respect des règles applicables, avec une information complète sur ses conséquences juridiques, économiques et environnementales.