25/06/2026
Lors de mes interviews il aura fallu que je réponde à cette question : "en tant que dirigeant quelle est votre plus grande difficulté" ?
La réponse n’est pas la surcharge de travail, le fait d’avoir toujours plus à faire qu’il a été fait, de gérer les ressources humaines, les complexités administratives, en bref les mille choses qui font le quotidien somme toute banal de la vie d’une entreprise.
La réponse ne se situe qu'au niveau des moyens financiers qu’il faut déployer, les charges, dettes, salaires, URSSAF, crédits et autres PGE à payer, importations pour stocker à moyen/long terme, commandes à honorer surtout en cas de saisonnalité, etc.
Là sont les insomnies, là sont les inquiétudes permanentes, 7 jours sur 7, H24, à chaque seconde qui font les minutes qui font les heures.
Et pourtant je ne peux m’empêcher de penser que ma réussite, s’il en est une, ne sera pas financière car l’impermanence de toute chose ne permet pas de se fier à quoi que ce soit de matériel : argent, santé, confort, tout finira par subir l’inexorable marche du temps et mènera à la seule et unique échéance que nous avons tous en commun.
Ainsi, quitte une fois de plus à passer pour un idéaliste perché, je répondrai en disant que la seule réussite que je considère comme telle s’inscrit dans l’invisible, là où les valeurs portées au cours d’une vie laissent, peut-être, une trace qui ne s’efface pas.