16/01/2026
đ Beaucoup autour de nous tous, se sentiront visĂ©s et concernĂ©s par ce texteđ
A suivre..........
Ce texte ne sâadresse pas aux auteurs.
Il sâadresse Ă ceux qui voient les abus psychologiques â et qui se taisent quand mĂȘme.
Ă ceux qui choisissent de rester silencieux. FidĂšles. Confortables. Pendant quâune personne se dĂ©sintĂšgre. SystĂ©matiquement. IntĂ©rieurement. Seule.
Lâabus psychologique nâa pas besoin de secrets.
Il a besoin de complices.
Dâun entourage qui apaise. Qui relativise. Qui rĂ©interprĂšte.
Qui prĂ©fĂšre comprendre lâagresseur plutĂŽt que dâassumer la responsabilitĂ©.
Qui utilise des mots rassurants pour se protĂ©ger â tout en acceptant consciemment que la victime reste seule.
Ce silence est particuliÚrement méprisable quand les gens savaient mieux.
Quand le gaslighting était reconnu.
Quand la manipulation pouvait ĂȘtre nommĂ©e.
Quand il Ă©tait Ă©vident : ici, il nây a pas de relation sur un pied dâĂ©galitĂ©, il y a exercice du pouvoir.
Et pourtant, on sâest tu.
Par peur du conflit.
Par peur pour son statut.
Par peur de perdre soi-mĂȘme.
Ce silence nâest pas la neutralitĂ©.
Câest un choix conscient.
Un choix de ne pas se positionner alors quâon le pourrait.
Et attribuer Ă la victime une part de responsabilitĂ©, ce nâest pas de la nuance â câest de la lĂąchetĂ© morale.
Câest tenter de refiler la responsabilitĂ© pour ne pas avoir Ă se demander : pourquoi nâai-je rien fait ?
Celui qui dit : « Il faut toujours ĂȘtre deux », sait trĂšs bien quâil dĂ©tourne la vĂ©ritĂ© pour se soulager.
Je ne souhaite aucun mal Ă ces personnes.
Mais je leur souhaite une chose :
Quâelles ne connaissent jamais ce que ça fait dâĂȘtre dĂ©truites intĂ©rieurement pendant que les autres regardent.
Quâelles ne sachent jamais combien le silence peut ĂȘtre froid quand il vient de ceux qui comprennent dĂ©jĂ ce qui se passe.
Quâelles ne ressentent jamais la solitude dâune victime abandonnĂ©e parce que tous se taisent.
Fermer les yeux nâest pas lâinnocence.
Se taire nâest pas une posture.
La neutralitĂ© au prix de la victime nâest pas de la maturitĂ© â câest le confort dĂ©guisĂ© en morale.
Celui qui prend lâhumanitĂ© au sĂ©rieux se lĂšve.
MĂȘme si câest inconfortable.
MĂȘme si câest dangereux.
MĂȘme si tous les autres dĂ©tournent le regard.
Tout le reste complice.
Tout le reste porte le poids de la lùcheté.