17/06/2026
🏦 Thierry Marx, président confédéral de l'Umih, était auditionné par le groupe d'étude « Commerce, artisanat, métiers d'art » de l'Assemblée nationale, présidé par Anne-Laure BLIN, députée d’Angers, qui avait convié, en auditrice libre, la présidente de l'UMIH 49.
Devant les députés, Thierry Marx a rappelé les propositions de l’Umih pour défendre la notion d’artisanat dans nos métiers et la viabilité de nos commerces :
🔹 La mention obligatoire du « fait maison » pour garantir au consommateur une information claire, lisible et compréhensible
🔹La création de la qualité « artisan restaurateur » pour reconnaître les professionnels de la restauration qui exercent leur activité de façon artisanale
🔹L'institution d’un « permis d’entreprendre » pour mieux préparer et accompagner l’exploitation d’un établissement
🔹La possibilité pour les élus municipaux de mettre en place un mécanisme local de régulation des créations nettes d’établissements de restauration et d’activités de vente à emporter.
‼️ Des propositions que ne partage pas la présidente du GHR, Catherine Quérard, également auditionnée par le groupe d'étude. L'Umih a été consternée, mais pas surprise, d'entendre la présidente s'opposer frontalement à toute exigence de transparence envers le consommateur sur le « fait maison » au motif d’allègement des contraintes.
Derrière cette position, c’est plutôt la liberté de parole de la présidente vis-à-vis des groupes de restauration commerciale adhérents qui peut interroger.
En fin d'audition, Thierry Marx a tenu à rappeler à la présidente du groupe d'étude, auteure d'une proposition de loi autorisant l'utilisation des titres-restaurant pour tout produit alimentaire en grande distribution, les conséquences désastreuses d'une telle dérive.
Pour la profession, l'élargir à l'achat de produits bruts en supermarché, c'est le détourner de sa vocation première, asphyxier un peu plus les restaurateurs indépendants déjà fragilisés et offrir un avantage concurrentiel massif et injustifié à la grande distribution.