Ruben Sarfati

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Un festival, un vrai.Cannes, 20 personnes, sept jours à faire chanter les casseroles : entre rire et rush, pétrir et cou...
20/06/2026

Un festival, un vrai.

Cannes, 20 personnes, sept jours à faire chanter les casseroles : entre rire et rush, pétrir et courir, servir et s'assoupir.

Le rythme ne se perd pas.
Mais cet été, il va falloir le tenir !

Petite respiration maintenant, puis mercredi, c'est reparti : 67 jours consécutifs, sans une seule pause.
On appelle ça l'été.

En gardant en tête de faire moins pire qu'hier, 67 fois de suite.

Pendant ce temps, d'autres plats mijotent à feu doux : des livres, quelques projets plus geek, la newsletter à poursuivre, etc...

Et toi ? Prêt pour cet été ?

📸Marine Csn



Vous reprendrez bien des salades ? Nouvel épisode de J'vous raconte des salades.Aujourd'hui, on quitte les longues atten...
14/06/2026

Vous reprendrez bien des salades ? Nouvel épisode de J'vous raconte des salades.

Aujourd'hui, on quitte les longues attentes.

Direction le Pérou.

Là où un poisson cru peut être prêt avant que votre application de livraison n'ait trouvé un livreur.

Là où la cuisson ne vient pas du feu.

Mais du citron.

La preuve : le ceviche.

“Ce qui vient sera bien.“ Tu ne m'as pas appris à cuisiner. Tu m'as appris à oser.À rater sans m'écrouler. À rire quand ...
31/05/2026

“Ce qui vient sera bien.“

Tu ne m'as pas appris à cuisiner.
Tu m'as appris à oser.

À rater sans m'écrouler.
À rire quand ça brûle.
À faire avec ce qu'il reste.

En cuisine, on n'est pas forcément d'accord.
Le couteau.
Le feu.
La taille des morceaux.
Le rangement, ou l’assaisonnement, tant qu’à faire.

Le vrai héritage n'est pas dans ce que tu m'as appris à faire.
Il est dans ce que tu m'as autorisé à tenter.
Le droit d'y aller.
Sans être sûr.
Les mains pleines de doute.
Ce qui vient sera bien.
Merci Maman.

📸

On reprend le rythme.Nouvelle semaine, nouvel épisode de : “J’vous raconte des salades”.Aujourd’hui, on quitte la Médite...
27/05/2026

On reprend le rythme.

Nouvelle semaine, nouvel épisode de : “J’vous raconte des salades”.

Aujourd’hui, on quitte la Méditerranée.

Direction l’Indonésie, pour une salade qui porte son manifeste dans son nom : le gado-gado.

Gado-gado, en indonésien, ça veut dire “mélange-mélange”.

Pêle-mêle. Fourre-tout. Bazar organisé.

Le plat ne se cache pas derrière un nom noble.
Il ne se donne pas des airs de grande cuisine.
Il s’appelle “le mélange”.
Et il l’assume.

Ce format te parle ? Donne-moi des idées de recettes en commentaire !

Y a pas mort d'hommeSouvent, les gens me regardent travailler et ne comprennent pas.Ça les interroge, les interpelle, Qu...
24/05/2026

Y a pas mort d'homme

Souvent, les gens me regardent travailler
et ne comprennent pas.

Ça les interroge, les interpelle,

Que je n'ai pas l'air stressé.

Que je garde mon calme.

Que je ne panique pas.

C'est vrai.

 

Je suis assez serein en cuisine. (Et globalement)

Parce que je me répète souvent une chose simple :

Je ne sauve pas des vies.

 

Au pire… un plat est raté.

Au pire… un service est un peu moins parfait.

 

Y a pas mort d'homme.

 

Puis un jour, cette phrase a changé de poids.

Une prestation dans un cadre de rêve.

Vue sur le lagon.

Eau turquoise.

Des gens adorables.

Je suis en cuisine.

Je prépare le dîner.

Et dehors

 

Des bras s’agitent.

Quelqu'un qui court.

Une personne dérive.

Trop loin.

On la ramène.

 

Un médecin s'approche.

Pose la main.

Silence.

Il lève les yeux.

Il était parti depuis longtemps.

 

La plage se calme.

 

Et moi

Je retourne à ma cuisine.

 

La vie n'a pas attendu.

Elle a repris.

Comme ça.

Les assiettes.

Le feu.

Les odeurs.

Les voix, doucement, qui reviennent.

 

Alors relativiser, ce n'est pas se moquer de ce qui compte.

C'est choisir d'être là.

Vraiment là.

Ce repas.

Cette table.

Ces gens.

Ce moment.

 

Un four qui lâche ?

Un plat raté ?

Un service qui déraille ?

On respire.

On sourit.

On continue.

La vie, c'est maintenant.

Y a pas mort d'homme.

 

📸

Vous l'avez réclamé à corps et à cri (ou pas) : c'est le retour de “J'vous raconte des salades“. Une série estivale comm...
15/05/2026

Vous l'avez réclamé à corps et à cri (ou pas) : c'est le retour de “J'vous raconte des salades“. Une série estivale comme une ode au soleil, par ces températures moroses.

Aujourd'hui, une salade comme une preuve qu'on peut encore faire quelque chose avec ce qu'on allait jeter. La preuve : le fattoush.

À l'origine, il vient du Levant : Liban, Syrie, et toute cette région qui ignorait nos frontières d'aujourd'hui.

Fattoush, du verbe fatta : émietter, briser à la main. Le plat porte le nom du geste pas de l'ingrédient noble, pas de la région, pas du chef. Du geste. Celui de la main qui casse le pain de la veille au lieu de le jeter.

Une invention de paysannes qui détestaient le gaspillage : on récupère le pain devenu trop sec pour la table, on le brise à la main, on le passe à la poêle ou au four jusqu'à ce qu'il craque sous la dent, on le mélange aux légumes du jardin, aux herbes du balcon, à un filet d'huile et de citron. On saupoudre de sumac, et c'est prêt.

Sumac ou citron ? La puriste te dira sumac, pour cette acidité poudreuse, presque florale, qui vient des baies rouges séchées du sumac des corroyeurs, une astringence qui ne pique pas, qui réveille. Ces baies cueillies en fin d'été, et séchées sur des toiles. La réalité levantine, c'est qu'on ajoute aussi du citron, plus vif, plus direct. Dans les deux cas, c'est une acidité qui naît du soleil.

Cette recette rappelle que normalement, le pain ne connaît jamais la poubelle : le jeter, c'est insulter le travail d’un boulanger, le geste d’une mère, la mémoire du blé.

Le vrai fattoush… Tu plonges la cuillère, et c'est un désordre joyeux. Du rouge, du vert, du blanc, qui s'entremêlent. Des fruits et légumes encore frais du marché du matin. L'odeur ? Vive, herbacée, presque piquante, avec cette pointe rouge du sumac qui rappelle la gr***de trop mûre. En bouche, c'est une bousculade : le craquant du pain qui résiste, la fraîcheur aqueuse du concombre, l'acidité du citron qui réveille, et cette menthe qui ferme la marche, longue, enveloppante. Une salade qui crisse, fond, repique, et laisse derrière elle le souvenir d'une table dehors, à l'ombre d'un figuier.

De voir des gens sourire ?C’est moins pire.De partager des cafés, des croissants, des idées…C’est moins pire aussi.De vo...
10/05/2026

De voir des gens sourire ?
C’est moins pire.

De partager des cafés, des croissants, des idées…
C’est moins pire aussi.

De voir des gens discuter nutrition, fermentation, politique, blés anciens et beurre cru…
à la même table ?

Franchement ?

C’est même plutôt chouette.

Il y a eu des rires.
Des regards curieux.
Des "ah ouais, quand même".
Des discussions qui débordent un peu.

Comme les bonnes tablées.

Il y a eu ce moment, très sérieux,
où quelqu’un a parlé de "vieille farine"
au lieu de farine de blés anciens.

Et, honnêtement…
ça m’a beaucoup fait sourire.

Il y a eu des enfants qui courent.
Un qui tombe.
Les dents qui grincent une demi-seconde.
Puis les mains rassurent.
Les sourires qui reviennent.

Partager.
Échanger.
Manger.
Expliquer.

Voir des gens prendre du plaisir autour d’un projet né d’un constat simple :

On ne fera jamais parfaitement.
Mais on peut déjà faire…
moins pire.

Et ça, c’est clairement plutôt chouette.

Merci à tous ceux qui sont passés.
Pour les mots.
Les retours.
Les questions.
Les éclats de rire.

Merci à Guillaume pour son accueil chaleureux, et bravo pour ce lieu merveilleux qu’est .dayoff (à l'étiquetterie).

Merci à mes convives du week-end.
Merci à tous ceux qui ont soutenu ce projet via .

Et surtout…
merci à la dream team qui a rendu ce livre possible.
📸bzl

Pendant quelques heures,
le monde a semblé ralentir autour d’une table.

Et ça aussi, finalement,
c’est moins pire.

28/04/2026

Bien manger.
Faire maison.
Prendre le temps.

Sur le papier, c’est simple.
Dans la vraie vie… c’est autre chose.

Faire parfaitement ? C'est épuisant.
Ne rien faire ? C'est frustrant !

Entre le manque de temps, la fatigue, les contraintes,
on fait comme on peut.

Et souvent, on culpabilise un peu.

Ce livre est là pour autre chose.

Pas pour faire mieux.
Pas pour faire parfait.

Juste pour faire… moins pire.

Des recettes simples.
Des idées accessibles.
Du bon sens.

Et surtout :
le droit de lâcher un peu de pression.

Infos pour commander
Et places pour les brunchs
A venir !

bzl

OGM.Trois lettres.Qu’on préfère souvent inverser,angliciser,pour feindre l’étonnement.OMG.Mais là, oui.On est estomaqués...
22/04/2026

OGM.
Trois lettres.
Qu’on préfère souvent inverser,
angliciser,
pour feindre l’étonnement.
OMG.
Mais là, oui.
On est estomaqués.
Et nos estomacs, eux,
crient à l’acte manqué.

Plus.
Plus vide.
Plus vite.

Toujours plus.
Plus vite surtout.
On ne mange plus.
On consomme.
On n’attend plus.
On accélère.
On ne comprend plus.
On ingurgite.

Hier, on a voté.
Encore.
Une décision technique.
Sur le papier.
Dans le réel ?
On ouvre la porte.
Sans regarder derrière.
On appelle ça :
“moderniser”.

Mais ce qu’on retire,
ce sont les garde-fous (et il y’en a !).
Moins d’évaluation.
De transparence.

Alors on ne saura plus.
Ce qu’on mange.
D’où ça vient.
On nous parle de progrès.
Mais c’est un progrès qui ne doute pas.
Qui ne ralentit jamais.
Qui ne regarde pas les sols.
Miguel de Unamuno disait :
“La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant. “
Ici, on a gardé la science.
On a oublié le doute.
Et la terre, elle,
n’oublie rien.
On dérégule.
Comme si le vivant
était un logiciel.
Comme si modifier
n’impliquait rien.
Comme si chaque geste
n’écrivait pas une suite.
Sur les champs.
Dans les corps.
Dans les années.
On joue avec des systèmes
qu’on ne comprend déjà plus entièrement.
Des équilibres fragiles.
Des chaînes invisibles.
Et on appelle ça
de l’innovation.
Plus.
Plus productif.
Plus résistant.
Plus rentable.
Mais aussi :
Plus fragile.
Plus dépendant.
Plus opaque.
Plus loin de nous.
Et au milieu,
il reste quoi ?
Des citoyens fatigués.
Qui lisent trop t**d.
Qui comprennent après.
Qui sentent
que quelque chose cloche
sans pouvoir le nommer.

On paiera.
Pas aujourd’hui.
Aujourd’hui, tout tient.
Les rendements rassurent.
Les chiffres consolent.
Mais demain ?
Dans les sols lessivés.
Dans les biodiversités absentes.
Dans les corps saturés.
On paiera en silence.
Comme toujours.

Le plus violent,
ce n’est pas la décision.
C’est l’habitude.
Cette capacité qu’on a
à accepter l’absurde
quand il est bien formulé.

Et un jour,
on cherchera le goût.
Le vrai.
Celui qui ne s’explique pas.
Celui qui ne s’optimise pas.
Celui qui disparaît
quand on oublie
de respecter ce qui le fait naître.

Et ce jour-là,
il sera peut-être déjà trop t**d.

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Avant la cuisine,ce que j’aime…ce sont les produits.Pas les recettes.Pas les dressages.Les produits.Ça a commencé tôt.A ...
19/04/2026

Avant la cuisine,
ce que j’aime…
ce sont les produits.

Pas les recettes.
Pas les dressages.
Les produits.

Ça a commencé tôt.

A 16 ans.
En scooter.
Un détour.
Le marché rue du Président Wilson.

Pendant que les autres traçaient,
moi je m’arrêtais.

Regarder.
Toucher.
Sentir.
Essayer de comprendre ce qu’il y avait vraiment devant moi.

17 ans plus t**d,
je fais toujours la même chose.

Sauf qu’entre temps,
on a compliqué l’évidence.

On a emballé.
Transformé.
Standardisé.
Toujours plus.

Aujourd’hui,
on ne sait même plus lire ce qu’on mange.

Alors je décortique.
Je doute.
Je cherche.
Je trie.

Et surtout,
j’essaie d’en tirer quelque chose de juste.

Parce que bien cuisiner,
ce n’est pas faire compliqué.
C’est comprendre.

Comprendre un produit.
Comprendre une étiquette.
Comprendre ce qu’on met dans son corps.

Le reste,
c’est du décor.

Et c’est exactement de ça dont parle mon prochain livre.

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