05/10/2026
ESPRIT SEIN - une légende à faire défiler parce qu’on a PLEIN de trucs à dire…
C’est octobre rose, mois de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, et ce sujet nous tient très à coeur chez Désirée : à titre personnel car nous sommes encerclées par cette maladie qui touche nos proches, amies et famille, beaucoup trop tôt, beaucoup trop fréquemment et sous des formes aussi variées qu’il y a de patientes. Le point commun à toutes : le parcours de soins est long, pénible et laisse des traces. Le cancer est plus qu’une maladie : c’est une épidémie.
Comment, en tant qu’entreprise, qui plus est de l’économie sociale et solidaire (nous sommes agréés ESUS : notre recherche d’utilité sociale passe avant notre recherche de lucrativité), prendre position par rapport à Octobre Rose, qui ressemble de plus en plus à une mascarade commerciale à la Halloween ?
Nous croyons que le cancer est politique et que l’augmentation très nette des cas autour de nous est en bonne partie environnementale. La France détient le record mondial de cancers du sein qui touche des malades de plus en plus jeune : en France, près de 20% des malades ont moins de 50 ans.
En tant que fleuristes, nous sommes également touchées tout particulièrement par ces causes environnementales en raison de l’exposition massive de la profession aux résidus de pesticides.
Dans un contexte politique malheureusement plus porté sur la réautorisation de pesticides interdits que sur la limitation de l’exposition des travailleuses et travailleurs, il est important de rappeler que la filière fleurs est à cet égard loin d’être exemplaire.
Parce que les fleurs coupées nous paraissent naturelles et fragiles, on peine à les imaginer dans un contexte d’agriculture mondialisée, impliquant traitements chimiques et transports réfrigérés. C’est pourtant le cas pour la grande majorité de celles vendues en France : seulement 20 % sont produites dans l’Hexagone ; le reste provient non seulement de Hollande, mais aussi du Kenya, d’Éthiopie, d’Équateur, de Colombie…
Produites de manière industrielle, les fleurs coupées représentent une menace pour les personnes qui les manipulent quotidiennement, ouvriers horticoles, bie