30/05/2026
Aujourd’hui, ma colère est à la hauteur de la médisance que nous subissons depuis des mois.
Mon épouse et moi tenons un restaurant. Nous nous levons chaque jour pour travailler, nous battre et faire vivre notre établissement malgré les difficultés qui nous ont été imposées, notamment à cause de la fermeture de la route régionale qui a fortement impacté notre activité.
Face à cette situation, nous n’avons demandé l’aide de personne. Nous avons pris nos responsabilités. Nous avons changé de voiture ceci grâce à mon ami de toujours ,pour réduire nos dépenses. Nous avons accepté un travail complémentaire trois jours par semaine dans une grande surface, que nous remercions encore une fois ,pour compenser les pertes et continuer à avancer. Pendant que certains parlent, nous, nous travaillons.
Ce qui est révoltant, c’est d’entendre des personnes raconter n’importe quoi, juger nos choix et colporter des rumeurs alors qu’elles n’ont aucune idée des sacrifices que cela représente. Beaucoup semblent avoir du temps pour critiquer, mais très peu pour comprendre ou soutenir.
La médisance est devenue un sport pour certains. Ils observent de loin, inventent des histoires et se permettent de commenter la vie des autres sans connaître la réalité. C’est facile de parler quand on ne porte pas le poids des factures, des inquiétudes, des journées interminables et des décisions difficiles.
Nous n’avons pas à nous justifier. Nous n’avons pas honte de faire des sacrifices pour préserver ce que nous avons construit. Bien au contraire. Nous sommes fiers de nous battre honnêtement plutôt que de passer notre temps à salir les autres.
À tous ceux qui aiment parler : avant de juger notre vie, essayez donc de vivre la nôtre pendant une seule semaine. Vous découvrirez peut-être que le courage ne consiste pas à répandre des ragots, mais à se relever chaque matin et continuer à avancer malgré les obstacles.
Nous continuerons notre chemin. Quant aux mauvaises langues, elles continueront sans doute à parler. Après tout, la critique est souvent l’occupation favorite de ceux qui ne construisent rien à bon entendeur