09/08/2026
L’Ubaye.
Il y a des rivières que l’on descend.
Et puis il y a celles que l’on regarde.
L’Ubaye est de celles-là.
Une rivière sauvage, libre, sans barrage, qui traverse les Alpes du Sud depuis les hauts sommets jusqu’au lac de Serre-Ponçon.
Une rivière qui ne porte jamais tout à fait la même robe.
Bleue, turquoise, émeraude, parfois presque blanche lorsque les eaux se déchaînent.
Selon l’heure, la lumière, la fonte des neiges ou les caprices du ciel, elle change de visage.
Tantôt elle s’étire au pied des Séolanes, entre forêts et grands sommets, avec quelque chose d’étrangement canadien.
Tantôt elle disparaît dans la montagne.
Les parois se rapprochent.
Les gorges se resserrent.
Le paysage devient minéral, brut, presque sauvage.
Et l’Ubaye, elle, continue de filer.
Libre.
C’est peut-être ça qui la rend si particulière.
Elle ne se laisse jamais complètement dompter.
Elle vit au rythme de la montagne.
Et depuis des années, elle fait le bonheur de ceux qui viennent s’y mesurer, pagaie en main.
Mais avant d’être un terrain de jeu pour les amoureux d’eau vive, l’Ubaye est surtout un paysage.
Un paysage vivant, changeant, puissant.
Une rivière mythique au cœur des Alpes du Sud.