21/06/2025
Newsletter du comptoir d’Adelaïde, clap de fin.
Chères amies, chers amis
Depuis quelques semaines, je me demande, dès mon premier tour de clé, de quelle façon vous annoncer la nouvelle. Il n’y a pas une façon meilleure qu’une autre. Alors, j’entre, j’allume la lumière, j’organise le comptoir, et seule encore pour quelques instants, je m’octrois quelques minutes de réflexion. J’essaie de remplir ma mémoire de ces si chères perceptions, la clameur qui vient de la rue, surtout le mercredi quand le marché égaye la ville, ensuite le premier rayon de soleil, celui qui inonde le mur d’en face, puis l’odeur du premier café, l’équivalent d’un voyage, Kenya ou Mexique, et enfin le glissement de la porte quand entre le premier client. Sachez chers amis, que je n’oublierai rien ! Mais le jour est arrivé. Il est temps pour moi de repartir vers de nouvelles aventures, de nouveaux rêves.
J’ignore si vous le savez mais je suis née dans le rêve d’une jeune femme, il y a plus de huit ans. Elle avait imaginé un endroit comme le comptoir, un cocon, une bulle de douceur, on y aurait servi du thé et du café, quelques gourmandises, le gâteau de sa grand-mère et les plats réconfortants de sa mère. Dans cet endroit préservé, un peu hors du temps, se seraient retrouvés des gens, des gens un peu plus seuls que d’autres, un peu oubliés, ils seraient devenus des amis et peut être même une sorte de famille. Mais voilà, les temps sont durs pour les rêves !
Celui de Marilène est devenu compliqué, puis difficile, aujourd’hui il pourrait devenir dangereux. Que faire quand la réalité vous rattrape aux entournures ? La seule solution est de tirer sa révérence avec panache et gratitude car il n’est pas donné à tous de toucher du doigt son plus beau rêve. Probablement que ceci n’était finalement qu’une étape, il faudra alors continuer à rêver plus fort et plus grand...
Vous l’avez compris, cette dernière lettre est un au-revoir, mais n’oubliez pas les amis, que dans le cœur de Marilène et dans le mien, vous resterez parmi les meilleurs souvenirs, parole d’Adelaïde !
En attendant merci les amis, merci infiniment, merci chaleureusement, merci cordialement,
Prenez soin de vous,
Amicalement,
Adélaïde/