24/09/2026
Nous découvrons l’article du Journal L'Alsace consacré à la fermeture de notre restaurant.
Et, à sa lecture, difficile de ne pas ressentir une certaine amertume.
Car cet article devait initialement être tout autre.
C’est le Journal L'Alsace qui nous avait contactés à la suite de nos publications concernant notre différend avec l’Association de gestion du Parc de Wesserling. Ils souhaitaient consacrer un article à cette affaire afin d’en comprendre les tenants et les aboutissants.
Nous avons accepté de les rencontrer longuement et, à leur demande, leur avons transmis de nombreux documents permettant d’étayer nos propos, de dénoncer les dérives de la gestion du Parc de Wesserling - Ecomusée textile (dont nous ne sommes malheureusement pas les seules victimes) et de retracer les faits : contrats, décisions de justice, photos, vidéos, échanges et autres pièces relatives à plusieurs années de procédure. Ils n'attendaient plus que l'interview avec le Parc de Wesserling pour avoir les 2 versions de l'histoire.
Le journal nous rappelle quelques semaines plus t**d, suite à un échange avec François Tacquard : et vous savez quoi ? Le journal a finalement décidé de rétropédaler et de ne pas faire de vagues ! Et voilà le résultat : un article tout ce qui a de plus banal et de politiquement correct.
Nous nous retrouvons donc aujourd’hui avec quelques lignes annonçant notre fermeture et résumant plus de cinq années d’exploitation et plusieurs années de procédure à un simple « différend autour du contrat d’occupation ».
Le choix des mots nous interpelle également.
Nous y sommes présentés comme les « exploitants de l’enseigne », installés dans un bâtiment appartenant à la Collectivité européenne d’Alsace et géré par l’Association du Parc. Cette présentation nous réduit essentiellement au rôle d’occupants exploitant un restaurant dans les murs du Parc.
Or À la Manufacture Royale n’est pas une « enseigne » que l’on nous aurait confiée à exploiter.
C’est une entreprise que nous avons créée, développée et fait vivre pendant plus de cinq ans. Nous en avons construit le concept, l’identité, la réputation et surtout la clientèle. Nous avons pris les risques entrepreneuriaux, réalisé les investissements, embauché nos salariés et développé année après année l’activité de notre restaurant.
Cette distinction est précisément au cœur du problème.
Car derrière cette affaire de bail se pose une question essentielle : quelle protection et quelle valeur peut avoir une entreprise lorsqu’après plusieurs années de développement, elle ne dispose toujours pas d’un bail commercial lui permettant notamment de sécuriser et de valoriser l’activité qu’elle a elle-même créée ?
L’article indique que nous « espérions » la transformation de notre convention en bail commercial et rappelle que la justice a donné raison à l’association gestionnaire. Mais il n’explique pas pourquoi nous demandions ce bail, pourquoi il nous a été refusé, pourquoi nous avons engagé une procédure ni pourquoi nous préférons aujourd’hui déménager plutôt que poursuivre notre activité dans les conditions proposées.
C’était pourtant précisément tout l’objet de l’article initialement envisagé.
Nous ne demandions pas au journal de prendre parti.
Nous pensions simplement qu’une enquête journalistique consistait à recueillir les versions des différentes parties, à examiner les documents disponibles, à les confronter et à permettre aux lecteurs de se faire leur propre opinion.
D’autant plus lorsque c’est la rédaction elle-même qui vous contacte, vous rencontre et vous demande de fournir les pièces permettant d’étayer vos déclarations.
Nous avons joué le jeu de la transparence.
Nous regrettons simplement qu’après avoir souhaité ouvrir le dossier, le Journal L'Alsace ait finalement choisi de ne pas en exposer le fond.
Alors puisque cette histoire ne sera finalement pas racontée dans son intégralité dans cet article, nous continuerons de notre côté à communiquer les faits et les documents dont nous disposons.
Bref, nous faisions confiance à Journal L'Alsace.