L'instant chocolat d'Isabelle

L'instant chocolat d'Isabelle L'instant chocolat d'Isabelle Passionnée de cuisine depuis de longues années, j'ai décidé en septembre 2015 d'ajouter une corde à mon arc.

J'ai donc repris des cours au CEFOR à Namur en chocolaterie avec un professeur de renommée dans la profession et qui chaque semaine nous transmet son savoir faire de 30 ans en tant que professionnel du secteur.

22/09/2026

📣 Petit changement de programme : je ne serai malheureusement pas à Lipsheim ce soir.

Il y a des moments où la famille passe avant tout. ❤️

Ce matin, vers 9h, j’ai reçu un appel concernant ma marraine : elle a besoin de moi et, cette fois, pas question d’hésiter.

À 9h15, la décision était prise et à 10h, j’étais dans la voiture direction la Belgique pour aller la chercher et la ramener avec moi en Alsace.

450 km nous séparent, donc 900 km aller-retour, et il faut aussi prendre le temps de préparer ses affaires puisqu’elle va venir passer plusieurs semaines — peut-être davantage — auprès de nous.

L’objectif maintenant est tout simple : l’accueillir dans les meilleures conditions, lui permettre de se retaper tranquillement et lui changer un peu les idées. Et même si elle connaît déjà l’Alsace, on va essayer de lui faire profiter de notre belle région… et surtout de lui faire rencontrer quelques-uns des adorables Alsaciens que j’ai la chance de côtoyer depuis que nous vivons ici. ❤️

Je suis désolée pour ceux qui comptaient me retrouver ce soir à Lipsheim. Les principaux concernés ont déjà été prévenus, mais dans une situation comme celle-ci, je sais que vous comprendrez que je n’ai pas réfléchi bien longtemps avant de prendre la route.

Les événements reprennent bien dès demain !

Et demain, changement de casquette 😄
Si l’envie vous prend de venir donner votre sang, sachez qu’après votre bonne action, une petite récompense vous attend : les gaufres liégeoises de Fabrice ! 🧇🇧🇪

Monsieur étant en mission, c’est moi qui prends la relève et je me ferai un plaisir de vous servir une belle assiette de gaufres liégeoises bien chaudes et sucrées.

Alors si vous voulez faire une bonne action tout en découvrant un petit morceau de patrimoine belge… vous savez ce qu’il vous reste à faire. 😉

Quant à moi, pour l’instant : un petite dodo après une journée un peu longue et pas mal de paysages vu 😉 et une installation cocon de ma marraine . 🇧🇪❤️

Programme de laSemaine
21/09/2026

Programme de la
Semaine

20/09/2026
18/09/2026

🍫 Et si, cette fois, c’était VOUS le chocolatier ?

Une nouveauté se prépare chez L’Instant Chocolat d’Isabelle… et elle devrait plaire aux petits comme aux grands. 🤎

Très bientôt, je vais vous ouvrir les portes de mon univers avec de véritables ateliers chocolat.

👧 Des ateliers pour les enfants, pour découvrir, manipuler, créer… et évidemment repartir avec leurs gourmandises.

👩‍🍳 Mais aussi des ateliers pour les adultes, où vous ne viendrez pas simplement regarder !

Vous allez mettre la main au chocolat :
nettoyer et préparer vos moules, réaliser vos coques, préparer les ganaches, garnir, refermer, démouler…

Bref : fabriquer vos propres chocolats de A à Z. 🍫✨

Et la toute première date est déjà prévue…

📅 28 décembre 2026
📍 Landersheim

Oui oui… le premier atelier aura donc lieu encore cette année ! 😁

Les informations, tarifs et modalités d’inscription arrivent très bientôt.

Mais je peux déjà vous prévenir d’une chose :
vous risquez de ne plus regarder un ballotin de pralines de la même manière après ça. 😏🍫

Non ne le dites pas! Oui je n’arrête jamais et mon cerveau encore moins !!

17/09/2026

L’ÉPOPÉE DE LA FOIRE EUROPÉENNE

Épisode final — Et après ?

Vous vous souvenez ?

15 janvier 2026, 14 h 48.

Je reçois un mail.

Quelques échanges plus t**d, à 16 h 06, je réponds :

« Go pour la jolie aventure ! »

Huit mois plus t**d, après des semaines de préparation, quelques centaines de chocolats, cinq petites maisons fabriquées pour mon stand, des kilomètres, un parking oublié, un emplacement déjà occupé, un dossier égaré, un rayon de soleil beaucoup trop intéressé par mon frigo, quelques dômes décédés prématurément, une petite maison disparue dans la nature et des dégustations ayant parfois réveillé l’instinct de survie de certains visiteurs…

Nous voilà dimanche.

Dernier jour.

Et forcément, il reste ce petit espoir.

Parce que samedi devait déjà être LA journée.

Vous savez, celle qui allait remettre les compteurs à l’endroit.

Bon.

Disons que les compteurs n’ont pas manifesté une volonté débordante de coopération.

Alors il reste dimanche.

Le dernier jour.

Celui où l’on se dit encore :

« Allez… aujourd’hui, ça va bouger. »

Et ça bouge.

Des visiteurs passent.

Certains découvrent mon travail.

On discute chocolat, fabrication, recettes, artisanat.

On me demande encore :

— Vous avez un magasin ?

Et je peux ressortir ma réponse préférée :

— Oui. Sur quatre roues.

Parce que non, je n’ai toujours pas découvert entre jeudi et dimanche une vocation soudaine pour le loyer commercial, les charges fixes et quatre murs ouverts six jours sur sept. 😉

Il y a aussi les gagnants du concours.

Et là, simplement : merci.

Merci à celles et ceux qui ont eu la possibilité de venir récupérer leur lot, qui ont cherché mon stand au milieu de cette immense Foire et qui ont pris le temps de venir me dire bonjour.

Mettre enfin un visage sur certains noms aperçus derrière un écran, discuter quelques minutes, vous faire découvrir mon travail…

C’était aussi pour ça que j’avais organisé ce concours.

Et puis, évidemment, une Foire ne serait pas tout à fait une Foire sans quelques scènes improbables.

Comme ces personnes venues sur mon stand pour essayer de me vendre des prestations de site internet et de référencement.

Elles n’exposaient pas.

Moi, oui.

J’avais payé pour être là.

Et visiblement, mon stand faisait également office de fichier de prospection en trois dimensions.

J’avoue : celle-là, je ne l’avais pas anticipée. 😂

Puis arrive le soir.

Cette fois, c’est vraiment terminé.

On remballe.

Les jolies maisons quittent Strasbourg.

Les chocolats repartent dans leurs caisses.

Le matériel aussi.

Et moi avec.

Et vient le moment beaucoup moins Instagrammable de l’aventure :

faire les comptes.

Parce qu’un artisan peut être passionné.

Il peut adorer son métier.

Il peut être heureux d’avoir rencontré des gens formidables.

Mais à la fin, il reste une entreprise.

Et une entreprise doit regarder ses chiffres.

Alors je les ai regardés.

Puis probablement regardés une deuxième fois, au cas où ils auraient décidé de changer pendant ce temps-là.

Ils n’ont pas changé.

Bilan de la jolie aventure :

environ –600 €.

Pas 600 € de chiffre d’affaires en moins par rapport à un objectif imaginaire.

600 € de perte sur l’ensemble de l’opération.

Alors non.

Je ne vais pas transformer ça en :

« Mais quelle formidable réussite ! »

Ce serait faux.

Commercialement, cette Foire n’a pas été rentable pour moi.

Et je pense qu’on peut aimer profondément son métier tout en ayant le droit de dire qu’une opération commerciale n’a pas fonctionné.

Mais…

L’histoire aurait pu s’arrêter là.

Sauf qu’elle ne s’est pas arrêtée dimanche soir.

⸻

Et après ?

Dans les jours qui ont suivi, mon téléphone a continué à raconter la Foire.

Il y a eu des contacts professionnels.

Des personnes rencontrées là-bas.

Des échanges qui ont continué.

Une vidéo publiée par une influenceuse qui avait découvert mon travail.

Et puis des messages.

Des messages que je n’avais évidemment pas commandés et qui, eux, n’entraient dans aucun prévisionnel.

Une gagnante de mon concours m’a écrit après avoir utilisé son bon d’achat.

Grâce à lui, elle avait découvert ma pâte à tartiner.

Elle me racontait qu’ils l’avaient dégustée avec « beaucoup d’enthousiasme », qu’elle l’avait trouvée excellente et qu’elle la recommandait désormais volontiers.

Et puis il y a eu Nicole.

Nicole ne me connaissait pas.

Elle est passée à la Foire Européenne.

Elle a découvert mon stand et s’est intéressée à ma gamme de chocolat à 85 %.

Elle a acheté.

Elle a goûté.

Et le lendemain matin, elle m’a écrit.

Elle me racontait être devenue « dingue de ce chocolat » et parlait d’« une vraie douceur », d’un « vrai moment de pur plaisir ».

Vous imaginez bien que ce genre de message, pour une chocolatière qui vient de passer cinq jours à se demander régulièrement ce qu’elle fichait là…

Ça fait quelque chose. ❤️

Et c’est probablement là que se trouve mon vrai bilan.

Pas dans une tentative de faire disparaître les –600 € sous une montagne de bons sentiments.

Ils existent.

Je les ai perdus.

Je ne vais pas vous raconter qu’un joli message les rembourse.

Mais une caisse enregistreuse ne mesure pas tout non plus.

Elle ne compte pas la personne qui découvre votre travail pour la première fois.

Elle ne compte pas celle qui revient vous écrire le lendemain.

Elle ne compte pas les contacts créés.

Elle ne compte pas la visibilité qui continuera peut-être à produire quelque chose… ou peut-être pas.

Et je préfère être honnête là-dessus aussi :

je n’en sais rien encore.

Peut-être que certains contacts déboucheront sur de belles choses.

Peut-être que d’autres resteront simplement de sympathiques rencontres.

L’avenir fera ses comptes tout seul.

⸻

Alors…

« Go pour la jolie aventure ! »

C’est ce que j’avais écrit le 15 janvier.

Est-ce que c’était une jolie aventure ?

Oui.

Est-ce que c’était celle que j’avais imaginée ?

Absolument pas. 😂

Est-ce que je referais exactement la même chose, exactement de la même manière ?

Certainement pas.

Parce qu’il y a aussi des choses à retenir.

L’emplacement.

La visibilité réelle du pôle Made in Elsass au milieu de la nef.

Le parking.

L’organisation.

Le rapport entre le coût d’une présence de cinq jours et ce qu’elle peut réellement rapporter à une toute petite entreprise artisanale.

Tout ça mérite un vrai débrief.

Pas pour râler.

Pour apprendre.

Parce que –600 €, lorsqu’on les regarde uniquement comme une perte, ça pique.

Alors autant qu’ils servent au moins à acheter quelque chose :

de l’expérience.

Et au milieu de tout ça, il reste une chose que cette Foire m’a confirmée.

Quand quelqu’un s’arrête réellement.

Quand il écoute.

Quand il goûte.

Quand il comprend ce que je fabrique et pourquoi je le fabrique comme ça…

Il se passe quelque chose.

Et ça, finalement, c’est peut-être la partie de cette aventure que j’avais imaginée dès le départ.

Alors merci.

À ceux qui sont venus.

À ceux qui ont acheté.

À ceux qui ont discuté.

À ceux qui sont revenus.

À ceux qui m’ont écrit.

À ceux qui ont parlé de mon travail.

À ceux qui ont participé au concours et qui ont pu venir me rencontrer.

Et à vous qui avez suivi cette improbable Épopée de la Foire Européenne épisode après épisode.

Vous avez connu les maisons.

Les dômes.

Le parking.

Le soleil.

La maison disparue.

Les dégustations.

Les grandes espérances.

Les petites désillusions.

Et maintenant…

les comptes.

Cette fois, c’est terminé.

Les maisons sont rangées.

Les chocolats sont rentrés.

Et la chocolatière ?

Elle a repris la route.

Parce qu’après tout…

son magasin est sur quatre roues. 😉

FIN ❤️

16/09/2026

L’ÉPOPÉE DE LA FOIRE EUROPÉENNE — ÉPISODE 5

JOURS 1, 2 & 3 : MAINTENANT… IL FAUT VENDRE.

⚠️ AVERTISSEMENT

Toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels n’est absolument pas une coïncidence.

C’est même tout le problème. 😂

⸻

MERCREDI 9 SEPTEMBRE

Ça y est.

Après des mois de préparation, des centaines de chocolats, des essais, des ratés, des dômes, une machine laser, des maisons alsaciennes, des caisses isothermes, un montage légèrement… mouvementé…

les portes ouvrent.

Cette fois, plus rien à fabriquer.

Plus rien à découper.

Plus rien à transporter.

Enfin.

Maintenant…

il faut vendre.

Et moi, je suis contente.

Malgré les aventures de la veille, mon stand est là.

Il est lumineux.

Mes petites maisons sont debout.

Les chocolats sont alignés.

Les dômes ont survécu.

La chocolatière aussi.

Jusque-là, tout va bien. 😂

Et puis je commence à discuter avec les collègues.

Eux sont là depuis cinq jours.

Et comment dire…

ils font un peu grise mine.

Personne ne dit vraiment les choses.

Pas de grande déclaration dramatique.

Mais il y a les regards.

Les petites phrases.

Les silences.

Cette manière extrêmement subtile qu’ont parfois les commerçants de vous expliquer que ça ne se passe pas exactement comme prévu…

sans jamais prononcer la phrase.

Bon.

Moi, je viens d’arriver.

C’est mercredi.

C’est mon premier jour.

Je vais quand même pas commencer à enterrer la Foire avant d’avoir ouvert mes ballotins.

Alors on y croit.

On accueille.

On explique.

On raconte.

On présente les fameux dômes trois couches qui me suivent depuis le mois de juin.

Les gens regardent.

Certains s’arrêtent.

D’autres passent.

Et passent.

Et passent encore.

Le soir arrive.

Objectif du jour : pas atteint.

Bon.

C’est mercredi.

Demain sera un autre jour.

⸻

JEUDI 10 SEPTEMBRE

Demain est effectivement un autre jour.

Il ressemble juste vachement à mercredi. 😂

Les allées sont calmes.

Parfois très calmes.

J’ai tout le loisir d’admirer mon stand.

Longuement.

Très longuement.

Heureusement, la Foire décide de me fournir une petite activité.

Parce qu’en milieu d’après-midi…

LE SOLEIL ARRIVE SUR MON FRIGO.

Ah.

Voilà.

Ça, par contre, je ne l’avais pas commandé.

Me voilà donc à observer simultanément le soleil, le frigo et mes chocolats avec à peu près la décontraction d’un ingénieur de centrale nucléaire devant un voyant rouge.

Je baisse le réglage du frigo de deux degrés pour lui faire produire davantage de froid.

Je surveille.

Le soleil avance.

Quelques minutes plus t**d, c’est terminé.

Le frigo va bien.

Les chocolats vont bien.

Moi…

je développe de nouvelles compétences. 😂

Dans la journée, je discute aussi avec mon voisin.

Celui qui s’est retrouvé sur l’emplacement qui devait initialement être le mien.

J’ai décidé de ne rien lui dire.

Il n’est pas responsable de ce bazar et aller lui raconter mes mésaventures n’apporterait strictement rien.

Et lui me rassure :

« Tu verras. Vendredi, samedi et dimanche, c’est beaucoup mieux. »

Aaaaaah.

Très bien.

Donc nous avons l’explication.

Mercredi et jeudi, c’était l’échauffement.

Demain, c’est vendredi.

Jeudi soir :

objectif de nouveau pas atteint.

Mais demain…

Demain, ça ira mieux.

Puisqu’on me l’a dit.

⸻

VENDREDI 11 SEPTEMBRE

Vendredi commence avant même que j’aie vendu le moindre chocolat.

J’arrive.

Je débâche mon stand.

Et…

Il manque une maison.

Une de mes petites maisons décoratives a disparu.

Je cherche.

Parce qu’à ce stade de fatigue, l’hypothèse :

« Isabelle l’a rangée quelque part et ne s’en souvient absolument plus »

reste franchement crédible. 😂

Mais non.

J’en reparle avec ma fille.

Elle est formelle : elle l’avait encore vue la veille.

Chaque soir, nos stands sont bâchés.

Il y a également des caméras.

Ce que je sais donc, c’est simplement ceci :

jeudi soir, ma petite maison était là.
Vendredi matin, elle ne l’était plus.

Pour le reste, je ne peux que supposer que quelqu’un a abaissé suffisamment la bâche pour se servir.

Et franchement…

voler une maison sous bâche, ça commence à devenir une spécialité immobilière extrêmement pointue. 😂

J’espère au moins qu’elle se plaît dans son nouveau quartier.

Voilà.

Il n’est même pas encore l’heure d’ouvrir.

Et vendredi était censé être mieux.

La journée commence.

Et je découvre progressivement une autre catégorie de visiteurs :

les champions de la dégustation.

On arrive.

On prend.

On mange.

On repart.

Parfois sans une question.

Parfois sans un regard.

Et parfois même sans merci.

J’avais pourtant fait un choix très clair : chez moi, quand je fais déguster une praline ou un dôme, je donne une pièce entière.

Je ne découpe pas un chocolat en huit morceaux microscopiques.

Je préfère que quelqu’un goûte réellement mon travail.

C’est ma façon de faire.

Mais ce vendredi, j’ai commencé à découvrir que certaines personnes prenaient le concept de dégustation particulièrement à cœur. 😂

Et puis…

elle arrive.

Madame à la canne.

Je suis occupée avec un client.

Un monsieur parfaitement tranquille qui a malheureusement commis une faute majeure :

il est grand.

Et manifestement, Madame estime qu’il est beaucoup trop grand et surtout beaucoup trop devant elle.

Elle s’en prend à lui.

Elle lui parle agressivement.

Et elle finit par le pousser avec sa canne.

Mon client ne comprend pas ce qui lui arrive.

Moi non plus.

Je continue donc de servir mon client.

Parce que c’est mon client.

Parce qu’il était là avant.

Et parce qu’être grand n’est, à ma connaissance, toujours pas une infraction au règlement intérieur de la Foire Européenne.

Pendant ce temps, la personne qui accompagne Madame aperçoit le dernier dôme proposé à la dégustation.

Elle le prend.

Et là…

Madame à la canne exige d’avoir le même.

Pas :

« Est-ce que je pourrais goûter également ? »

Pas :

« Vous en auriez encore un, s’il vous plaît ? »

Non.

Elle exige que je lui en donne un.

Parce que la personne qui l’accompagne vient d’avoir le dernier.

Je viens donc de voir cette dame agresser verbalement mon client.

Puis le pousser avec sa canne.

Et quelques secondes plus t**d, cette même dame estime que je dois lui donner gratuitement un de mes chocolats.

Je termine de servir mon client.

Je vais chercher un autre dôme.

Je le lui donne.

Elle le prend.

Elle mange.

Et elle repart.

Sans merci.

Voilà.

Je vais vous laisser quelques secondes avec cette scène.

Parce que moi aussi, j’en ai eu besoin.

Et je vous rappelle l’avertissement du début :

toute ressemblance avec des faits réels n’est pas une coïncidence.

C’est vraiment tout le problème.

Heureusement…

Il y a aussi les autres.

Une petite dame goûte un dôme à l’abricot.

Elle part.

Puis elle revient.

Elle ne veut rien.

Elle ne vient pas réclamer quelque chose.

Elle revient simplement pour me dire :

« C’était très bon. »

Quelques mots.

C’est tout.

Mais certains jours, quelques mots pèsent beaucoup plus lourd que prévu.

Et puis il y a cette jeune fille.

Elle me laisse 2 € de pourboire.

Et elle me dit :

« Vous êtes une gentillesse qui devient rare. Continuez comme ça. »

Et là…

Forcément.

Ça touche.

Parce qu’à ce moment-là, derrière les chocolats bien rangés, les jolies maisons, les sourires et le stand lumineux…

la fatigue commence sérieusement à s’installer.

Les nuits sont courtes.

Les objectifs ne sont toujours pas atteints.

Et cette Foire que je prépare depuis des mois ne ressemble pas vraiment à celle que j’avais imaginée.

Vendredi soir, j’entends enfin Fabrice au téléphone.

Je ne l’avais plus entendu depuis mercredi matin.

Et ça me fait du bien.

Je reprends la voiture.

Pas de musique.

Pas de radio.

Rien.

Juste du silence.

Et deux petites larmes qui décident de sortir toutes seules.

Pas de grand drame.

Pas d’effondrement.

Juste la fatigue.

La pression.

La déception aussi.

Et probablement tout ce que j’avais gardé bien rangé derrière mon sourire pendant trois jours.

Mais il reste samedi.

Et dimanche.

Les deux jours dont tout le monde me parle depuis mon arrivée.

Ceux qui doivent tout changer.

Alors je rentre.

Je vais dormir.

Enfin…

Je vais essayer. 😂

Et demain, on recommence.

Parce qu’après tout…

Go pour la jolie aventure !

15/09/2026

🏠 L’ÉPOPÉE DE LA FOIRE EUROPÉENNE — ÉPISODE 4
J-7 → J-1 : les premiers grains de sable… 😇

Vous vous souvenez ?

Le 15 janvier, j’avais envoyé mon inscription avec cette petite phrase :

« Go pour la jolie aventure ! 😉 »

Quelques mois plus t**d, nous y voilà presque.

La production touche à sa fin.
Les petites maisons alsaciennes sont prêtes.
Le stand existe enfin ailleurs que dans ma tête.
Les chocolats commencent sérieusement à envahir l’espace.

Et la Foire ouvre dans une semaine.

J-7

Je reçois un appel.

Petit souci.

Le parking que j’avais réservé ne l’est finalement pas.

Bon.

Ça arrive.

Et sincèrement, à ce moment-là, je ne me fâche absolument pas.

Je propose des solutions.
On m’en propose.
On échange.

Et finalement, on en trouve une.

Ce n’est pas celle qui était prévue.
Ce n’est pas franchement celle que j’aurais choisie non plus.

La camionnette restera sur un parking situé à une dizaine de minutes à pied de la Foire.

Mais j’ai une solution.

Donc ça me va.

Après tout, sur une organisation de cette taille, avec autant d’exposants…

une erreur, ça peut arriver.

Je classe mentalement le dossier dans :

« Petit imprévu réglé — on continue. ✔️ »

Je suis encore très philosophe à ce moment-là. 😇😂

⸻

J-2 — lundi soir

Je passe à la Foire.

Et là…

mon stand est déjà occupé.

Pas un stand.

Le mien.

Celui qui figure sur mon plan.
Celui qui m’a été attribué et confirmé depuis plusieurs mois.
Celui autour duquel j’ai pensé toute mon installation.

On m’explique que l’exposant s’est installé sans attendre qu’on le place et qu’il s’est trompé d’emplacement.

Soit.

Encore une fois :

l’erreur est humaine.

Sauf que cette fois, la solution me laisse un peu plus perplexe.

On m’explique qu’on « n’a pas eu le cœur de le faire bouger », puisqu’il est déjà installé.

Et que moi, je peux prendre…

le stand d’en face.

Ah.

😶

Parce que voyez-vous, l’orientation de mon stand n’était pas une coquetterie.

Je l’avais demandée exprès.

Plusieurs mois auparavant, j’avais sollicité un emplacement orienté dans ce sens pour une raison assez fondamentale lorsqu’on est chocolatière :

LE SOLEIL. ☀️🍫

On m’avait attribué cet emplacement.

Il m’avait été confirmé pendant plusieurs mois.

J’avais donc préparé mon installation en conséquence.

Mon collègue, lui, vend de l’alcool.

Une exposition différente n’a évidemment pas pour sa marchandise les mêmes conséquences que pour plusieurs centaines de chocolats et un frigo.

Et c’est probablement là que quelque chose commence réellement à me déranger.

Je comprends parfaitement qu’on puisse vouloir être bienveillant avec quelqu’un qui s’est trompé.

Mais la bienveillance, pour moi, fonctionne dans les deux sens.

Parce qu’en décidant de ne pas faire bouger celui qui s’est trompé, c’est finalement à celle qui avait respecté son emplacement d’absorber les conséquences de son erreur.

Et surtout, dans les faits…

je n’ai pas vraiment le choix.

La décision est prise.

Il reste là.

Je prends celui d’en face.

Alors j’accepte.

Parce qu’à un moment donné, il faut avancer.

Mais accepter une situation parce qu’il faut avancer ne signifie pas que ses conséquences disparaissent.

Et là, mon problème devient très concret :

où va tomber le soleil ?

Lorsque je découvre mon nouvel emplacement ce lundi soir, il fait déjà sombre.

Impossible donc de voir ce qui s’y passe réellement en journée.

Et quelques mètres derrière moi, mon collègue — qui est aussi mon parrain pour le label Artisans d’Alsace — a été, lui, ébloui par le soleil.

Comment dire…

Mon niveau de sérénité ne remonte pas exactement. 😅

Alors je cherche.

Orientation du bâtiment.
Trajectoire du soleil.
Exposition probable aux différentes heures…

Je finis par déterminer que le bâtiment est orienté au nord.

En théorie, plutôt rassurant.

En théorie.

Parce qu’entre :

« normalement, ça devrait aller »

et

« je vois réellement où tombe le soleil à 14 h, 15 h ou 16 h »…

quand votre marchandise est du chocolat,

il y a une légère différence. 😅

Et la météo annoncée pour la semaine est magnifique.

Si mes recherches sont mauvaises et que le soleil vient frapper directement mon nouvel emplacement, je ne vais pas simplement avoir un peu chaud.

Je vais devoir me battre avec lui pendant cinq jours pour protéger mon frigo et plusieurs centaines de chocolats.

Il me faudra finalement plus de 48 heures après ce changement pour savoir réellement comment le soleil se comportera autour de mon stand.

Pendant ces 48 heures, une petite question restera donc quelque part dans un coin de ma tête :

« Et s’il tape directement dessus ? »

Mais ça…

je ne peux encore rien y faire.

Parce que demain, j’ai une autre mission.

⸻

J-1 — mardi 8 septembre

IL FAUT TOUT EMMENER À STRASBOURG.

Et évidemment…

il fait 29–30 °C.

Parce que transporter plusieurs centaines de chocolats par presque 30 degrés après avoir passé la soirée à se demander s’ils vont ensuite cuire au soleil…

c’est beaucoup plus drôle. 😂

Les chocolats sont dans leurs caisses isothermes Hendi.

Les accumulateurs de froid sont en place.

Tout est calé.

Tout est sanglé.

Fabrice prend la camionnette avec une partie du chargement.

Je pars devant avec la voiture.

Et commence probablement l’une des heures de route les plus longues de ces dix dernières années.

Parce qu’avec plusieurs centaines de chocolats derrière soi, conduire devient un concept assez particulier.

Il faut avancer.

Mais pas trop vite.

Éviter les bouchons.

Mais surtout les freinages.

Garder les caisses au frais.

Et accessoirement éviter que quelques centaines de pralines ne décident de tenter un triple salto dans un rond-point.

Détendue. 😇😂

Et puis nous arrivons.

On décharge.

On transporte.

On déballe.

On assemble.

Et petit à petit…

les morceaux de ces derniers mois commencent enfin à se rejoindre.

Les maisons alsaciennes que j’ai imaginées et fabriquées prennent leur place.

Les présentoirs se remplissent.

Les tablettes arrivent.

Les pralines.

Les confiseries.

Les pâtes à tartiner.

Les fruits secs enrobés.

Les fameux Nomades.

Je recule.

Je regarde.

Je déplace un truc.

Je recule encore.

Je remets le truc exactement là où il était cinq minutes auparavant.

Technique ancestrale de décoration professionnelle. 😂

Et progressivement, quelque chose se passe.

Ce qui n’était encore quelques heures auparavant qu’un espace vide de 3 × 2 mètres commence enfin à ressembler à…

L’Instant Chocolat d’Isabelle. ❤️

Évidemment, il reste quelques petits détails.

Un Nomade Citron noir oublié.

Un Marron Vanille manquant.

Parce qu’après des mois de préparation, des centaines de chocolats et une camionnette pleine…

il fallait évidemment réussir à oublier quelque chose. 😂

Vers 20 h 30, le gros du montage est terminé.

Je suis fatiguée.

J’ai chaud.

Mon cerveau fonctionne probablement avec les trois neurones qui ont accepté de rester en service.

Mais je regarde enfin ce stand.

Ces petites maisons.

Mes chocolats.

Tout ce que j’ai imaginé pendant des mois.

Et cette fois…

ça existe vraiment. ❤️

Quelques heures plus t**d, vers 23 h, sur le chemin du retour, il n’y a plus rien à transporter.

Plus rien à monter.

Plus rien à déplacer.

Demain matin…

les portes s’ouvrent.

Alors je mets Origin, d’Armin van Buuren.

Je monte le son.

Et je lui dis :

« Allez maintenant Armin… vas-y.
Lâche les chevaux. » ❤️😂

237 jours plus tôt, j’avais écrit :

« Go pour la jolie aventure ! 😉 »

Eh bien voilà.

Demain, la jolie aventure commence vraiment.

Et à cet instant précis…

je n’ai encore absolument aucune idée de ce qui m’attend. 😇😂

La suite au prochain épisode… ❤️

14/09/2026

Adresse

Dorlisheim

Heures d'ouverture

Mardi 11:00 - 18:00
Mercredi 11:00 - 18:00
Jeudi 11:00 - 18:00
Vendredi 11:00 - 18:00
Samedi 11:00 - 18:00

Téléphone

+33642617540

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque L'instant chocolat d'Isabelle publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager

Type