30/01/2026
COUP DE GU**LE – ON NOUS PREND POUR DES IMBÉCILES
Je vais parler franchement, parce que là, on atteint un niveau hallucinant.
Tous les jours, dans Le Bien Public, on voit des pages entières de liquidations judiciaires, de redressements, de petites entreprises qui tombent comme des mouches.
Et après, certains font semblant de tomber des nues.
Mais moi, je vais vous dire pourquoi on crève.
Parce qu’en France, on a inventé un système où l’administration est devenue l’ennemie des artisans.
J’ai deux apprentis depuis septembre.
Deux jeunes. Deux contrats. Deux salaires à payer.
Et évidemment, l’aide est censée arriver.
Tout a été fait dans les règles :
dossiers déposés, validés, accusés de réception reçus.
Et depuis 4 mois ?
👉 ZÉRO euro.
Pourquoi ?
Parce que l’ASP, l’organisme chargé du paiement, bloque tout.
Et tenez-vous bien… le motif est totalement surréaliste :
Les contrats sont bloqués parce que sur les CERFA, il est écrit le nom de mon enseigne, celle qui existe depuis des années, au lieu de la dénomination sociale exacte.
Donc en résumé :
Avant, ça passait.
Aujourd’hui, ça bloque.
Parce qu’un bureaucrate a décidé que l’enseigne ne suffit plus.
On marche sur la tête.
Et qu’on ne vienne pas minimiser en disant :
« ce n’est que quelques milliers d’euros ».
Oui, peut-être 2 000 ou 3 000 €.
Mais pour une petite entreprise, ce n’est pas “rien”.
Ce n’est pas une ligne sur un tableau Excel.
Ce n’est pas l’argent de poche de nos chers politiciens.
C’est énorme.
C’est la différence entre respirer ou couler.
Entre payer ou subir des agios.
Entre tenir ou déposer le bilan.
Et je le dis clairement :
je ne fais pas ce message pour me plaindre.
Je travaille de 3h du matin jusqu’à 19h, cinq jours par semaine.
À 55 ans, après 70 heures de boulot, pouvoir espérer deux jours de repos, ce n’est pas un luxe.
C’est le strict minimum.
Mais même ça, on nous le vole, en nous étranglant avec des blocages absurdes et des délais interminables.
Pendant que moi :
• je paye les salaires
• je paye les charges
• je paye les fournisseurs
• je subis les frais bancaires
• je me bats tous les jours pour faire vivre ma boîte
Eux, dans leurs bureaux, ils jouent avec des sigles :
ASP, OPCO, CERFA…
Des couches et des couches d’inutilité pendant que nous, on crève.
Et ce coup de gu**le, je ne le fais pas que pour moi.
Je le fais pour tous les artisans, commerçants, restaurateurs, professionnels,
qui bossent comme des fous et qu’on laisse tomber.
Et après, on s’étonne qu’il y ait des faillites ?
Mais c’est normal :
on étouffe les petits.
Si on voulait tuer les entreprises de proximité…
on ne ferait pas mieux.
RAS-LE-BOL.