02/08/2026
L’huître de Veules-les-Roses
A déguster : la veulaise, le nom de l’huître cultivée dans le village ou plus précisément à 600 mètres de sa plage.
Veules-les-Roses, dont l’unique parc est posé sur la côte d’Albâtre à l’endroit où le plus petit fleuve de France, la Veules, se jette dans la Manche.
Malgré les difficultés d’exploitation qu’impose la configuration géographique (l’accès aux tables, situées à 600 mètres de la plage, nécessite un fort coefficient de marée, proche de 100).
Lancée en 1997, l’activité n’est pas nouvelle puisque déjà, en 1783, Joseph Mathieu Philibert, dit baron de Bellevert, fit construire un bassin immergé (dont il reste des vestiges) au pied de l’Aiguille d’Étretat, pour y accueillir des huîtres.
En 1906, un écailler rouennais s’installe place de la Basse-Vieille-Tour et rue de la Raquette, à l’enseigne de R. Dufour.
Réputé pour ses « portugaises vertes et blanches », et ses « surfines de Marennes », il exploite des parcs à huîtres entre Dieppe et Quiberville pour enrichir son offre.
Ses camions livrent toute la ville. En 1940, c’est l’ouverture du restaurant de poissons et crustacés avec banc de coquillages, à l’angle des rues Saint-Nicolas et Croix-de-Fer. Dufour devient une institution.
L’ aventure de l’huître cauchoise avec l’installation de cinq ostréiculteurs à Veules-les-Roses. Disposant chacun d’une concession de deux hectares (relevant du domaine public depuis l’ordonnance royale de 1681, le bord de mer est la propriété de l’État), dont un seul est utilisé, ils espèrent une extension de la zone d’exploitation vers les plages de Sotteville et de Quiberville, afin de disposer de plus d’espace et d’attirer de nouveaux producteurs.
L ’huître de Veules-les-Roses est excellente. Elle bénéficie d’un environnement unique, exposé sans cesse à la pleine mer et aux marées, donc brassé en permanence, avec un apport d’eau douce dû à l’affluence des nombreux ruisseaux qui coulent à travers la marne du pays de Caux (très calcaire) et débouchent au pied des insignes falaises.
Ainsi les huîtres poussent-elles dans un contexte naturel, écologiquement idéal, riche en oligo-éléments et minéraux essentiels à leur croissance. Seule l’étendue limitée des parcs réduit la production d’huîtres de grandes tailles.