04/11/2024
Aujourd'hui, je repense à cette toute première exposition… de l'oreiller en beton, de 2 mètres, au gâteau personnalisé, il n'y a qu'un pas!
J'étais là, au cœur des montagnes, entourée de cette immensité silencieuse et majestueuse.
Flaine semblait presque hors du temps, comme un lieu entre deux mondes, parfait pour explorer l'art de manière brute et sincère, non-loin des chemins que je prendrais plus t**d avec la pâtisserie.
C'était avant que la « pâtisserie d'émotion » devienne mon langage, avant que le sucre et le chocolat ne prennent cette importance dans ma vie.
Là, c'était tout autre chose : de la matière pure, des formes, du renouveau et de la découverte.
Chaque sculpture était un défi, une rencontre, un dialogue silencieux avec la matière.
La dureté du bois, la froideur de la pierre, de la glace, la résistance du métal ou du béton…
Je découvre pour la première fois la magie et la profondeur des gestes, des matieres, des sentiments.
C'était comme si cette exposition ouvrait une porte invisible vers un monde d'émotions enfouies.
En partageant ce moment avec les visiteurs, j'ai senti une connexion unique, une émotion qui passait au-delà des mots.
Aujourd'hui, je sais que ce jour-là, dans ce coin reculé des montagnes, je faisais mes premiers pas dans l'art d'émouvoir.
Un jour, j'ai transposé cette émotion dans la pâtisserie, trouvant une nouvelle matière pour exprimer ce même besoin.
Flore, une gourmande d'émotions.