13/09/2026
Il y a des commentaires qu’en temps normal je supprime sans même prendre le temps d’y répondre, tant ils sont gratuits et stupides.
Mais celui-ci, je vais exceptionnellement le laisser et y répondre, parce qu’il illustre parfaitement certaines dérives des réseaux sociaux.
« Y a du Métro là-dedans, trop bien fait. »
Donc, si je comprends bien : lorsqu’une vitrine est belle, bien remplie, régulière et que les produits sont soignés, c’est forcément industriel ?
Il faudrait peut-être que nos gâteaux soient de travers, nos finitions approximatives et notre vitrine à moitié vide pour que certains « experts » d’internet acceptent l’idée qu’un artisan puisse réellement savoir travailler.
Ce que vous voyez dans cette vidéo, ce n’est pas du Métro.
C’est 40 années d’expérience de mes parents, auxquelles s’ajoutent mes 20 années de métier, de travail et de formation.
Ce sont aussi des journées qui dépassent régulièrement les 10 heures, des réveils quand beaucoup dorment encore, des week-ends au travail, des essais, des recettes corrigées encore et encore, des investissements, de la transmission et surtout une équipe qui travaille chaque jour pour fabriquer et proposer le meilleur à nos clients.
Alors oui, votre commentaire est insultant.
Pas seulement pour moi.
Il l’est pour mes parents, pour mon équipe et pour tous ceux qui travaillent derrière cette vitrine et qui mettent leur savoir-faire dans ce que vous voyez.
Et ce qui est presque devenu caricatural, c’est que ce genre d’accusation gratuite provient encore une fois d’un profil récemment créé et quasiment vide. Le courage des réseaux sociaux : accuser tranquillement derrière un écran sans avoir à apporter la moindre preuve.
Je ne réponds pas pour me justifier. Je sais ce que nous fabriquons. Je sais comment nous le fabriquons. Et nos clients le savent également.
Je réponds simplement pour montrer une réalité des réseaux sociaux : aujourd’hui, n’importe qui peut tenter de salir en dix secondes le travail que d’autres ont mis des décennies à construire.
La critique, lorsqu’elle est argumentée, je l’accepte volontiers.
La diffamation gratuite et les insinuations anonymes, beaucoup moins.
À ceux qui pensent qu'un artisan n'est plus capable de produire une vitrine comme celle-ci, je les invite simplement à venir nous voir travailler.
Et à mon équipe, je veux surtout dire une chose :
Continuez et soyez fière.
Si notre travail est devenu suffisamment beau pour que certains refusent de croire qu’il est artisanal, c’est finalement peut-être le plus beau compliment qu’ils pouvaient involontairement nous faire.
Chez GASTON, nous n’avons pas besoin de prétendre être artisans.
Nous le sommes.