l’Etude concernant un projet de “Gîte de groupe au Moulin de Ponceau” est traitée sur une page séparée
(elle a été réalisée avec l’aide aimable de l’Office du Tourisme de Chartres).
Mon épouse Denise et moi-même sommes propriétaires de ce bâtiment depuis 1989, sous forme d'une SCI familiale.
Malheureusement, aucun document concernant le Moulin n'est répertorié aux archives de la Ville de Chartres.
Ce bref historique ne concerne donc que les 40 dernières années. Le Moulin a été restauré une première fois en 1972 par l'architecte chartrain Redreau.
L'un des deux amis et associés propriétaires à l'époque, avait une entreprise de démolition, qui lui a permis de récupérer des matériaux anciens de qualité, tels que cette belle cheminée constituée de la fameuse pierres de Berchère ( la même que celle utilsée au Moyen Age pour construire Notre Dame de Chartres, et agrémentée d'une croix de Saint-André sculptée dont il serait intéressant de connaître l'origine). Ces mêmes pîerres ont aussi été posées au rez de chaussée dans la salle principale, ansi que pour ceinturer la terrasse extérieure.
De nombreuses poutres en chêne travaillées à l'herminette, ont également été ré-utilisées, dont certaines portent encore les marques de traçage des compagnons charpentiers.
Denise a donc exploité le bâtiment une dizaine d'années en temps que piano-bar, avec un certain succès auprés d'une clientèle variée qui côtoyait joyeusement musiciens et artistes de la région.
Un certain nombre de chanteurs, musiciens et comèdiens y sont passés, souvent après des concerts donnés au théâtre, tels que Pierre Vassiliu ou Claude Bowling.
Et Jacques Higelin, avec qui nous entretenions d'amicales relations, y a également séjouné cinq semaines pour terminer la composition d'un de ses disques.
Alain Delon a aussi loué le bâtiment dans le cadre d'une publicité tournée avec des précautons de discrétion, puisque destinée au marché japonais.
France Inter a organisé l'une de ses émissions musicales itinérantes animée à l'époque par Jean-Louis Foulquier, avec Jean-Jacques Goldman qui démarrait sa brillante carrière, et Blanchard le créateur de « Rocamadour »...
Et plus récemment Jean Luc Petit-Renaud, invité par le cuisinier, a produit sous le lavoir, son émission gastronomique télévisée.
Nous avons revendu le fond de commerce en février 1990, et se sont succédés un certain nombre de locataires, professionnels de la restauration, avec plus ou mois de succès, sous le couvert d'un bail commercial et moyennant un loyer annuel de 54 000 €uros HT.
Un important incendie en 1998 nous a amené à faire restaurer quasiment l'ensemble du bâtiments, puisque tous les corps d'état ont été concernés pour un montant de travaux d'environ 550.000 €uros hors TVA par l'agence d'architecture Diagonale, dirigée par Fredéric Cordier, qui a su réaliser une stricte sélection qualitative des artisans qui sont intervenus, tel le charpentier Peltier de Sours, ancien Compagnon du Tour de France.
En ce qui concerne l'exploitation commerciale des lieux, nous avons pu constater la réussite éclatante de vrais professionnels travaillant le plus souvent en duos de personnes au savoir-faire complémentaires, mais aussi de retentissants échecs causés par différentes raisons souvent liées à des questions de mésentente entre associés ou collaborateurs, plus qu'à des phénomènes extérieurs ou conjoncturels.
Toujours est-il que depuis le dernier dépôt de bilan de nos locataires, en mai 2016, nous avons racheté le matériel au Tribunal de Commerce, et tenté de trouver un professionnel sérieux , mais en l'absence de candidats fiables, nous nous sommes résolus à vendre le bâtiment.
Aprés différentes études réalisées, il semble que le cas de figure le plus simple consisterait à y installer un grand logement sur l'ensemble du second étage, ( l'actuel logement étant conservé pour y installer deux chambres, salle de bain et WC, et de créer un bar dans la salle de banquet, pour y installer une cuisine ouverte sur le séjour ) et une activité de restauration ou de profession libérale sur les deux premiers niveaux. Nous avons également étudié la possibilité d'y créer un Gîte de Groupe.(cf étude)
L'étude a été réalisée à partir des conseils et analyses annuelles de l'Office du Tourisme à propos des activités de location courte durée. Elle conclut que le projet est particulièrement rentable (supérieur à 15%) et amortissable en 7 ou 8 ans.
Bien d'autres possibilités de diviser le bâtiment sont envisageables. L'avantage majeur est constitué par les deux escaliers ( qui permettent entre autres d'accèder directement au 2ème étage (logement) sans passer par les locaux d'activité), et les cinq portes d'accés donnant sur la rue au rez de chaussée.
Par ailleurs, il faut savoir que nous sommes en secteur sauvegardé, et que toute éventuelle modification extèrieure doit etre soumise au service des Bâtiments de France (qui, a priori, tient à ce que ce bâtiment reste en l'état au niveau de ses ouvertures extérieures).
Une seule modification a été verbalement acceptée par l'architecte en charge lors d'une récente visite : il s'agit de la création d'un chassis type Velux 78 x 98 à installer sur le pan Est de la couverture, et à condition qu'il soit posé verticalement, et sans débord. En revanche, suivant le type de projet, des subventions sont possibles pour financer une partie des travaux, de même que des avantages fiscaux.
Voilà pour ce qu'il y a lieu de connaître sur ce Moulin chargé d'histoire, qui peut être loué ou vendu, dans son entièreté ou par lots, en fonction des projets envisagés.
Patrick Lecoq Gérant de la SCI Lecoq-Martin
port. 06.25.02.62.42 mail [email protected]