04/10/2026
COUP DE GU**LE D’UN COMMERÇANT QUI DEMANDE SIMPLEMENT À POUVOIR TRAVAILLER !
Il y a un moment où il faut arrêter de prendre les commerçants pour des gens qui doivent tout accepter sans rien dire.
Le samedi matin, dans notre pâtisserie, nous sommes au travail depuis les premières heures du jour. Nous fabriquons nos viennoiseries, préparons nos produits et faisons tout pour être prêts à 8 heures, heure d’ouverture de notre boutique. Le samedi matin, c’est une matinée essentielle pour notre activité.
Et pourtant, dès l’ouverture, les places de stationnement devant les commerces sont occupées par plusieurs véhicules nécessaires à l’installation d’une activité commerciale, et ce jusqu’à environ 9 heures. Puis, à midi, alors que les boutiques sont encore ouvertes et que des clients cherchent toujours à se garer, les véhicules reprennent leur place pour permettre le remballage.
Résultat : les clients qui souhaitent faire leurs achats chez nous perdent des possibilités de stationnement, et nos commerces en subissent les conséquences.
Alors remettons les choses à leur place : nous ne sommes pas contre les maraîchers, ni contre qui que ce soit. Tout le monde a le droit de travailler et de gagner sa vie.
Mais pourquoi faudrait-il que certains puissent exercer leur activité sans tenir compte des contraintes des autres ?
Nous aussi, nous travaillons. Nous aussi, nous avons des charges à payer. Nous aussi, nous faisons vivre le commerce local. Et nous aussi, nous avons besoin que nos clients puissent accéder à nos boutiques.
Ce que nous demandons n’a pourtant rien d’extraordinaire : du bon sens, du dialogue et des règles équitables pour tout le monde. Respecter les horaires des commerces permettrait déjà d’éviter une bonne partie du problème.
Ce qui est regrettable, c’est que lorsqu’un commerçant ose expliquer qu’une situation le pénalise, il passe pour le méchant de l’histoire. Faudrait-il donc se taire et accepter que notre propre activité soit pénalisée pour ne froisser personne ?
NON. Défendre son commerce, ce n’est pas attaquer celui des autres. C’est refuser que son propre travail soit sacrifié au nom d’une organisation qui pourrait être améliorée.
Le commerce de proximité est régulièrement présenté comme essentiel à la vie de nos communes. Mais le soutenir, ce n’est pas seulement le dire : c’est aussi faire en sorte que les commerçants puissent travailler dans des conditions correctes et que leurs clients puissent accéder à leurs boutiques.
Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement la même considération que les autres.
Un peu de bon sens, un peu d’équité et du respect entre commerçants : est-ce vraiment trop demander ?
On ne demande pas qu'on nous donne plus de droits que les autres. On demande simplement que les autres n'aient pas plus de droits que nous.
Merci à celles et ceux qui comprennent que derrière chaque vitrine, il y a des heures de travail, des sacrifices et une entreprise qui se bat pour continuer à vivre.
Régis MELUN