08/04/2026
- Un savoir-faire vieux de 4 000 ans -
Sur la banquise, non loin de Gjoa Haven (Canada), j’ai fait une rencontre marquante lors du tournage du film « D’un Monde à l’Autre », réalisé par Jérémie Renier.
Un chasseur de phoque nous a invités à partager un moment avec lui, pour nous montrer comment il pratique la chasse lorsque la baie est entièrement recouverte de glace.
Dans l’eau, le phoque est un mammifère très agile. Mais il doit inévitablement remonter à la surface pour respirer. Un instant de grande vulnérabilité face à ses prédateurs, qu’il s’agisse de l’ours… ou de l’homme.
L’hiver lui offre pourtant une forme de protection. La banquise semble être uniforme mais en réalité, elle est parcourue de cavités invisibles, que les phoques utilisent pour respirer à l’abri.
Au fil des générations, les chasseurs inuits ont appris à lire cet environnement avec précision. Lorsqu’une zone propice est repérée, à l’aide de leur harpon, appelé unaaq, ils sondent la glace pour localiser ces ouvertures.
Puis, après avoir dégagé la neige et la glace à la pelle, commence l’attente, juste au dessus du trou. Parfois très longue, cette attente dure jusqu’au moment où l’animal refait surface.