05/05/2016
Amis de l'R de Rien
hier soir, j'ai visionné la vidéo faite par ma fille lors du conseil municipal. Moi qui suis habituellement si calme, je ne me suis pas reconnu tant ma colère était palpable...
Pour m'obliger à aller plus loin dans la réflexion, un ami m'a posé une questions qui m'a empêché de dormir :
"Tu es sûr de ne pas te tromper de combat ?
Tu es sûr que c'est bien la mairie qui est le premier responsable de la mise en liquidation de l'R de Rien ?"
Ce matin, j'ai la réponse et je remercie mon ami de m'avoir posé sa question. Je ressens le besoin de vous expliquer le cheminement de ma pensée.
Dans le commerce, dans "les affaires", il arrive souvent qu'on provoque la jalousie, que des concurrents utilisent des méthodes plus ou moins malhonnêtes et vicieuses pour vous nuire.
C'est inacceptable mais on dit que c'est "de bonne guerre"...
Le candidat à la mairie, Bernard Charvet, n'aimait pas Isabelle Suriano. Pas la même culture, pas le même monde et surtout elle lui donnait l'impression de soutenir son adversaire.
C'est vrai que Claude Soullier et son équipe venaient régulièrement prendre un café voire un repas dans son restaurant.
Fallait-il lui fermer la porte et refuser son argent ?
C'est vrai aussi qu'elle a réagi quand elle a lu un tract anonyme qui salissait honteusement l'image de "son" client Claude Soullier.
Elle n'aurait pas dû le faire ?
Pas de chance, Isabelle est femme avant d'être commerçante ! Qui plus est, elle est spontanée, directe, courageuse ... et ne supporte pas l'injustice !
Une fois élu, j'attends d'un maire qu'il se comporte EN MAIRE DE TOUS SES ADMINISTRES, ceux qui ont voté pour lui mais aussi de TOUS les autres. C'est prévu par la loi !
Que le maire boycotte un commerce de sa commune c'est déjà inacceptable ! Il donne l'exemple et dévalorise l'image de ce commerce aux yeux des habitants, notamment ceux qui ont voté pour lui...
Bon ! Sans accepter cette attitude, je peux la comprendre en faisant beaucoup d'efforts...
Ce que je ne comprends pas, ce que je n'accepte pas, ce qui provoque mon indignation et ma colère c'est que ce maire ait mis en oeuvre toute une stratégie pour faire couler l'R de Rien.
Au bar où nous accueillions surtout de vieux briateaux, même ceux qui font partie des "amis avérés" du maire ont souvent été outrés par son comportement.
Je me souviens de ce jour de janvier où j'ai vu pleurer Isabelle qui regardait les quatre employés municipaux missionnés par le maire, détruire à la masse, la jardinière où elle faisait pousser des fleurs et les plantes aromatiques qu'elle utilisait pour sa cuisine.
Ce jour là, j'ai compris que la guerre était officiellement déclarée.
En effet, pourquoi dépenser autant d'argent (4 salariés pendant 3 heures plus un camion immobilisé) alors qu'à ce jour encore, personne ne sait comment sera configurée la place de l'église après les hypothétiques travaux prévus par la mairie ? (il faudra peut-être payer pour installer une nouvelle jardinière !)
Le maire lui-même dit que des architectes travaillent encore sur différents projets !
Personne non plus ne sait quand débuteront ces travaux !
Objectivement, c'est difficile d'imaginer qu'ils commenceront avant l'automne.
Pourquoi priver l'R de Rien de sa terrasse immédiatement alors que, de Mars à Septembre, elle représente plus de 70% du Chiffre d'Affaire annuel ?
C'est juste le meilleur moyen que le maire a trouvé pour tuer son ennemi !
Pourtant, je suis allé plusieurs fois dans son bureau pour lui expliquer la situation et plaider la cause de l'R de Rien. Preuves à l'appui, je lui ai démontré que, sans la terrasse, le restaurant n'avait aucune chance de survivre. Je lui ai dit qu'il se trompait sur Isabelle. Je lui ai expliqué qu'elle avait mis tout son argent pour acheter son affaire et qu'elle allait se retrouver à la rue avec ses deux enfants si l'R de Rien venait à étre mis en liquidation. Je lui ai montré les documents qui prouvent que le tribunal de commerce nous faisait confiance et avait jugé en pleine connaissance de notre situation comptable et de notre budget prévisionnel que l'R de Rien était viable (avec sa terrasse).
C'est seulement dans notre dernier entretien que j'ai perçu pendant quelques secondes que je l'avais touché. C'est le seul moment où j'ai senti une bribe d'humanité chez cet homme.
Il s'est vite repris et a confirmé sa sentence vengeresse !
J'ai répondu à la question de mon ami.
NON, je ne me trompe pas de combat !
OUI, je vais continuer à me battre pous que justice soit rendue à Isabelle !
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