23/05/2026
Sport Automobile
Asa Morvan Autun
La passion XXL d’Herve Chevalier
Passionné de sport automobile depuis toujours, Hervé Chevalier est aujourd’hui commissaire bénévole au sein de l'ASA Morvan.
Présent sur de nombreuses épreuves tout au long de l’année, entre rallyes et courses de côte, il revient sur son parcours, son engagement et ce qui le motive encore aujourd’hui à consacrer autant de temps au monde du sport automobile.
1. Depuis combien de temps es-tu commissaire au sein de l’ASA Morvan et qu’est-ce qui t’a donné envie de t’investir dans le sport automobile bénévolement et avec autant de passion ?
C’est actuellement ma 7ᵉ année en tant que commissaire au sein de l’ASA Morvan. Depuis longtemps, je suis passionné de sport automobile et je passais déjà beaucoup de temps à aller voir des courses près de chez moi, surtout des rallyes et des courses de côte. J’aimais déjà énormément l’ambiance, les voitures et tout ce qui tourne autour de ce milieu. Avec le temps, j’ai eu envie de découvrir ce qu’il se passait réellement derrière les barrières, de voir l’organisation de l’intérieur et de comprendre le rôle des bénévoles pendant une épreuve. Le déclic est arrivé en 2018, lorsque le Rallye Dijon Côte-d’Or est passé dans mon village. J’ai discuté avec deux commissaires de l’ASA Morvan, Jean-Christophe et Leslie, qui m’ont expliqué le fonctionnement, les missions des commissaires et les démarches pour rejoindre l’association. Leur passion m’a motivé à me lancer à mon tour dans cette aventure.
2. Tu participes à de nombreuses épreuves tout au long de l’année : quels types de courses préfères-tu et qu’est-ce qui te plaît le plus dans le rôle de commissaire ?
Les disciplines que je préfère sont clairement les rallyes et les courses de côte, avec une préférence particulière pour le Championnat de France de la Montagne. Ce sont des épreuves que j’apprécie autant pour l’ambiance que pour le spectacle proposé par les pilotes et les voitures. Ce qui me plaît le plus dans le rôle de commissaire, c’est avant tout le contact humain. Au fil des épreuves, on rencontre énormément de personnes, que ce soit les autres commissaires, les équipages, les organisateurs ou encore les spectateurs. Il y a une vraie ambiance de passionnés et beaucoup de convivialité.
J’apprécie aussi le fait de pouvoir aider les équipages lorsqu’ils rencontrent des difficultés pendant une course. On se sent utile et impliqué dans le bon déroulement de l’épreuve. Être commissaire permet également de découvrir de nouveaux endroits et de vivre les compétitions d’une manière totalement différente par rapport à un simple spectateur.
3. En tant que commissaire, quels sont les moments ou les situations qui t’ont le plus marqué au fil des années, que ce soit humainement, sportivement ou émotionnellement ?
Au fil des années, plusieurs moments m’ont marqué. Ce que je retiens surtout, c’est l’esprit de groupe entre commissaires. Même si les journées sont longues et parfois fatigantes, il y a toujours une très bonne ambiance et beaucoup de solidarité entre nous.
L’accueil des riverains lors des épreuves reste également un très bon souvenir. Dans certains villages, les habitants viennent discuter avec nous, nous apportent parfois à boire ou à manger et montrent beaucoup de reconnaissance envers les bénévoles présents sur les courses.
Bien sûr, certains moments sont aussi plus impressionnants, notamment lors de grosses sorties de route. Même si la sécurité est très présente dans le sport automobile, voir certains accidents de près reste marquant émotionnellement et rappelle l’importance du rôle des commissaires sur une épreuve.
4. Être présent presque tous les week-ends demande beaucoup d’investissement : comment arrives-tu à concilier vie personnelle, travail et passion du bénévolat, et qu’est-ce qui te motive encore aujourd’hui à continuer ?
Ce n’est pas toujours simple de concilier le travail, la vie personnelle et les week-ends de course, mais j’ai la chance d’avoir des horaires professionnels qui me permettent assez souvent de participer aux épreuves. Mon record est de 23 épreuves dans une saison soit pas loin de 40 jours de présence. J’ai été plusieurs fois champion de ligue des Commissaires.
Dans ma vie personnelle, le fait d’être célibataire et sans enfants me laisse également plus de liberté pour m’investir dans cette passion et me déplacer régulièrement sur les compétitions. Malgré les kilomètres, les week-ends chargés et parfois la fatigue, la motivation est toujours là. Ce qui me pousse à continuer, c’est avant tout la passion du sport automobile. J’aime l’ambiance des courses, le contact avec les autres passionnés et le fait de faire partie de cet univers. Être commissaire permet de vivre les épreuves de l’intérieur et de contribuer, à son niveau, au bon déroulement et à la sécurité des compétitions.
5. Si tu devais dire une dernière chose, ça serait quoi ?
« Vive le sport auto ! »
Photos et propos recueillis par Barbara Foldyna