20/09/2026
L’impermanence.
Ce mot pourrait fo**re une trouille immense.
Parce qu’il vient nous rappeler une chose qu’on passe notre temps à essayer d’oublier : rien n’est acquis.
Une relation peut s’arrêter.
Une amitié peut s’éloigner.
Un boulot qu’on adore peut prendre fin.
Une période de notre vie peut disparaître sans qu’on ait vraiment compris que c’était la dernière fois.
Et une vie, évidemment, a une fin.
Mais je crois que j’aime l’impermanence précisément pour ça.
Parce que si tout était éternel, est-ce qu’on mesurerait vraiment la valeur de ce qu’on vit ?
On a parfois tellement peur que les choses s’arrêtent qu’on commence à souffrir avant même qu’elles soient terminées.
On anticipe.
On imagine.
On se protège.
On ressort une vieille blessure du placard et on lui laisse décider de la suite.
Parfois on s’accroche beaucoup trop fort.
Parfois on se barre avant même qu’on nous quitte.
Parfois on gâche juste un très beau moment parce qu’on est déjà occupé à avoir peur de sa fin.
C’est là que l’impermanence peut devenir autre chose qu’une peur.
Un pas de côté.
Se rappeler que tout bouge. Tout le temps.
Que ce qui semble insurmontable aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.
Que ce qui est merveilleux aujourd’hui ne sera peut-être plus là demain non plus.
Alors autant être là.
Vraiment là.
Ça ne veut pas dire tout accepter, s’accrocher à n’importe quoi ou rester là où l’on n’est plus bien.
Au contraire.
C’est savoir reconnaître ce qui est bon pour soi.
Savoir partir quand ça ne l’est plus.
Mais savoir aussi rester quand ça l’est, sans laisser nos peurs décider à notre place.
Parce qu’à force de vouloir se protéger de la douleur éventuelle de perdre quelque chose, on peut finir par passer complètement à côté du bonheur de l’avoir.
L’impermanence, ce n’est peut-être pas apprendre à ne plus avoir peur que les choses se terminent.
C’est arrêter de laisser cette peur nous empêcher de les vivre.
Je vous embrasse mes ☀️
Maïté
📸 Delphine