25/09/2026
Comme chaque année, c’est un vrai plaisir pour nous de recevoir des élèves et de leur ouvrir les portes de notre univers. Cette fois-ci, nous avons accueilli quatre élèves de 4e SEGPA du collège Paul-Émile Victor d’Agde, venues découvrir le métier de boucher.
Et belle surprise : quatre filles ! La boucherie se féminise de plus en plus, et c’est une excellente chose. Notre métier n’a pas de genre : il demande de la passion, de la précision, de la technique, de la rigueur et surtout l’envie d’apprendre.
À leur arrivée, elles étaient naturellement un peu en retrait. Puis viennent les explications, les démonstrations, les questions… et peu à peu, le regard change. Derrière un morceau de viande, il y a un animal, un éleveur, un savoir-faire, des gestes précis et tout un métier à transmettre. Et c’est aussi pour cela que j’aime recevoir ces jeunes.
Parce que l’endroit d’où l’on vient ne doit jamais décider de l’endroit où l’on ira.
Personnellement, on ne me prédisait pas forcément un grand avenir lorsque j’ai quitté l’école. Je sais d’où je viens et je ne l’oublie pas. Mais avec les années, j’ai compris quelque chose d’encore plus important : savoir d’où l’on vient permet de comprendre son histoire ; savoir où l’on veut aller permet de construire la suite.
La vraie question n’est donc pas seulement : « D’où viens-tu ? Mais plutôt : « Où veux-tu aller, et qu’es-tu prêt à faire pour y parvenir ? »
Une orientation scolaire, un parcours différent ou des difficultés à l’école ne résument jamais les capacités d’un jeune. Il faut parfois simplement une rencontre, un métier, une passion ou quelqu’un qui vous montre qu’un autre chemin est possible, et cela aussi peut venir de toi. N’oublie pas que la chance arrive à celui qui ose. Le tout n’est pas de materner, mais bel et bien de prendre ses responsabilités.
Merci à Émilie, coordinatrice de cette visite, pour sa gentillesse et sa confiance. Et merci à Oui-Oui et Olivier pour vos interventions et pour avoir, une nouvelle fois, pris le temps de transmettre notre métier.
Parce qu’un métier, ça s’apprend. Mais une passion, ça se transmet. Merci à tous.