05/09/2014
Bonjour, voici venu le week-end de la braderie de Lille.
J'ai des souvenirs de petite fille liés à cette braderie.
Tout d'abord, l'école n'avait pas encore repris et le lundi de braderie, tout l'arrondissement de Lille vivait au ralenti, les administrations, les entreprises etc. ... étaient fermées ; personne ne s'en plaignait, les gens travaillaient dur (comme maintenant d'ailleurs, même si les conditions sont tout à fait différentes) mais savaient s'arrêter pendant trois jours afin de s'amuser. On ne parlait pas de week-end mais tout simplement de braderie, tout le monde savait bien qu'elle avait lieu un samedi, un dimanche et un lundi. Lille, il est vrai, à cette époque là, appartenait encore aux gens du Nord dont les ancêtres avaient construit la ville, elle n'était pas devenue l'espèce de banlieue chic et hors de prix de Paris qu'elle est aujourd'hui !
Le lundi midi, nous nous dépêchions d'avaler notre repas afin d'être à l'heure pour le passage du bus Delplace à 1 H 30. Lorsque nous y montions, ma grand-mère, ma mère, ma sœur et moi, nous n'étions pas seules, le ramassage dans les villages voisins ayant été fructueux.
Après 1/2 heure et de nombreux arrêts afin d'embarquer d'autres voyageurs, nous arrivions enfin à Lille, Place de la République. Ma sœur et moi étions bien énervées car le but de notre déplacement était de nous rhabiller pour la rentrée des classes. Nous nous dirigions alors vers le magasin "Vert Baudet" qui se situait dans une rue dont j'ai oublié le nom. De grosses remises étaient effectuées le lundi de la braderie dans tous les magasins de Lille. Nous nous frayions un passage le long des étals des bradeux fatigués mais heureux après presque trois jours de festivités. Chez "Vert Baudet", nous choisissions, robe, manteau, chaussettes et puis surtout la blouse d'école que nous porterions durant toute l'année scolaire. J'ai encore le souvenir de l'une de ses blouses que j'affectionnais particulièrement parce qu'elle me faisait ressembler à la petite fille modèle que je n'étais pas. Elle avait des carreaux bleus et blancs, un gros nœud rouge qui partait d'un col Claudine blanc.
Après ces achats, nous avions le temps de nous rendre à la foire aux manèges sur l'Esplanade. Nous y faisions quelques tours de manège, allions voir les nains dans leur luxueuse caravane, la femme à barbe, le géant Atlas qui nous prenez gentiment dans ses bras le temps d'une photo, nous achetions des pommes d'amour et du nougat.
Sur le coup de 6 heures, nous retournions place de la République afin de reprendre le bus.
Ce soir là, nous avions le sentiments que les vacances venaient de se terminer et qu'il nous faudrait bientôt reprendre le chemin de l'école ... avec nos blouses neuves.