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01/06/2022
Pauvre kabylie
27/12/2019

Pauvre kabylie

___________ DÉCEMBRE DÉSENCHANTÉ OU LE DÉBUT DE LA FIN.
____ Nul besoin de longs discours pour déconstruire la démagogie, le mensonge et le populisme qui sous-tend la plus grosse manipulation de masse de l’histoire, en cours depuis février 2019. Chaque tournant aura suffi pour révéler toute la supercherie qui sature le propos récurrent des « acteurs » qui bottent en touche en faisant croire qu’ils agissaient, refusant d’admettre qu’ils se trompent aussi bien d’époque que de peuple et que leurs recettes désuètes et chimériques ne font qu’entretenir leur nombrilisme dont l’accroissement ne semble pas connaitre de borne. Depuis plusieurs mois, nous avons eu droit à autant de prises de parole et de pseudos analyses que de psychotropes logorrhéiques visant à maintenir le simple citoyen dans un état de lévitation propice à l’oubli et à l’euphorie. A ce propos et rien qu’en ce mois de décembre, des images qui parlent d'elles-mêmes sont si abondantes que les énumérer, ce qui n’est pas l’à-propos, noierait l’idée fondamentale de la présente opinion.
____ En presque une année de défilés hebdomadaires qui, chemin faisant, ont gagné en folklore ce qu'ils ont perdu de leur volume initial, tentant plusieurs sursauts qui se sont avérés vains ; à l’image de l’après intérim de quatre-vingt-dix jours de A. Bensalah, présenté alors, par certains habitués de "l’échec recommencé" comme la fin inéluctable du régime en place qui était entré alors dans une supposée "phase d’illégalité", accordant de fait, la pleine légalité à la dictature anté-09 juillet... Il en fut de même pour la commémoration du 20 août qui n’avait eu lieu qu’à Ifri Ouzelagen, transformé le temps d’une journée, en une parade des mêmes présomptueux en quête de visibilité. La rentrée politique de septembre devait marquer la renaissance d’un "mouvement" qui présentait déjà des signes d’essoufflement incontestables. Il n’en fut rien. Puis, c’est au tour du 1er novembre - un vendredi en plus ! - brandi comme le jour du déclenchement-bis de 1954 ! Dès le jeudi, des milliers de Kabyles se sont rendus à Alger où du couscous fut dégusté avant de rentrer le soir venu, savourer le devoir accompli comme ce fut le cas du pauvre maquisard qui n’avait pas connu ce qu’est un selfie, mais qui avait bien laissé sa peau avant 1962. Enfin, le simulacre des présidentielles du 12 décembre dernier, considéré comme l’ultime acte qui devait sonner le glas du régime et signer l’aboutissement inévitable de la « révolution » sans révolutionnaires, aura constitué le bide par excellence.
Pire encore, le comble d'un pacifisme hypocrite, c'est que le régime algérien considéré jusque-là comme l'un des plus violents de la planète, passe désormais, aux yeux du monde qui compte des morts parmi les manifestants à Baghdad, au Chili, en Iran, en Guinée, au Soudan, à Hongkong..., pour être l'un des plus affables, voire des plus humains et ce, du fait d'avoir offert aux manifestants, une année durant, tous les vendredi, subsidiairement les mardis, sans avoir tiré la moindre b***e réelle. Éloquent !
Une année après, on est tenté de dire : "tout ça pour ça"... Et pour cause, l'unique révolution n'aura été finalement qu'astronomique, à savoir, le tour de la Terre autour du soleil. Il n’y a point de révolution politique dès lors qu'en dix mois, rien, dans la feuille de route du régime, n’a été bloqué.
____ En effet, durant tout ce temps, force est d’admettre que le pouvoir aura imposé toutes ses volontés ; des plus iniques au plus racistes, et que la rue qu’on targue de faire sortir régulièrement « un peuple de 20 à 29 millions de marcheurs », n’a empêché que dalle. Pire, mis à chaque fois devant le fait accompli, ce « peuple » encaisse, accepte, applique, tourne la page et accompagne le régime vers sa décision suivante. Il en fut ainsi du maintien de certains responsables que la rue avait décidé de faire tomber et qui sont à ce jour aux affaires, voire promus. Il en est de même, tour à tour, de l’emprisonnement et de l’assassinat du Dr Fekhar, de la question du drapeau fédéral amazigh et de ses prisonniers, de l’emprisonnement (ou de l’abrikation) de certains arrivistes de la phraséologie de l’agitation dont le rôle était de chauffer et de tromper les foules, de l’excitation autour de la loi sur les hydrocarbures qui est passée comme une lettre à la poste, de la campagne électorale et des présidentielles qui ont eu lieu partout sauf en Kabylie qui, en sus, a été seule à « subir » une double grève générale et une violence policière qui a fait des centaines de blessés dont plusieurs éborgnés et un mort, et enfin, des obsèques du général Gaïd Salah qui résonnent comme un camouflet de trop pour les même démagogues kabyles qui, têtues et totalement immergés dans un déni de réalité alarmant, persistent à conjuguer la mobilisation kabyle en mode Algérie, à qualifier une agitation de révolution et surtout à ne pas comprendre qu'ils feraient mieux de se taire pour paraître moins grotesques qu’ils le sont réellement.
____ De même, serait-il nécessaire de rappeler que chaque peine purgée dans sa totalité par les prisonniers du drapeau amazigh (ou d’autres) est une défaite face au régime, une honte pour la l’agitation du vendredi qui, tout en se vantant depuis 44 marches, d’être une révolution, n'a même pas tenté d'écourter la moindre peine, encore moins de l'empêcher. Du coup, il y a naturellement de quoi être soulagé que nombres de détenus kabyles arrêtés, jugés et incarcérés pour délit de port du drapeau fédéral amazigh, soient libérés après avoir purgé la totalité de leurs peines. Pour autant, il n'y a aucune raison de croire qu'il y a là matière d'en être fier. On ne célèbre pas une défaite consommée jusqu’à la lie.
____ Ainsi, le général qui a fait la pluie et le beau temps durant les dix mois d'une agitation qu'on a voulu, coûte que coûte, faire passer pour une "révolution inédite sur Terre" faite par "chaâb al âadhim", est parti à jamais. D'aucuns se perdent en conjectures, allant des scénarios les plus farfelus aux plus hollywoodiens, d'autres festoient, notamment en Kabylie, d’autres pleurent en Algérie… Pendant ce temps, le système consolide son redémarrage amorcé le 12 décembre dernier. Me concernant, j'ai une pensée émue pour les révolutionnaires post-prière du vendredi qui viennent de perdre celui qui, jusque-là, alimentait et stimulait leurs réactions hebdomadaires. Pavlov n’avait pas besoin de concevoir une cloche de rechange, pourtant, le chien aura toujours besoin de baver.
C’est carrément un chamboulement intégral au niveau de la rime des chants du vendredi qui va s’imposer, avec ce que cela induit en termes d’effort dans le réajustement sémantique et la reconfiguration des slogans sur d’autres bases. La chaîne terroriste londonienne et autres pourvoyeurs de slogans et de directives zitotistes pour les désormais orphelins du vendredi, sont dans un branle-bas de combat pour remédier à cette retraite du général, totalement imprévue par les analystes autoproclamés de la révolution spectrale.
____ En aval de tous ces bouleversements, une panique flagrante s’empare de tous ceux qui se sont tellement dépensés pour vendre des mirages aux foules, croyant venu le moment de donner un nouveau souffle à leur carriérisme qui, jusque-là, avait sombré dans une sorte de léthargie car ayant buté contre le plafond de verre que le système algérien en avait conçu, nonobstant leur servitude. Cela va de soi, certains ne vont pas s'y résoudre facilement, tant il est difficile d'admettre la fin d'un fantasme tout comme on a du mal à faire le deuil d'un être cher. Par conséquent, l'agitation continuera le temps d'exorciser la frustration d'un si long échec, mais il n’est pas nécessaire de faire sciences po. ou d’être sorti de Saint-Cyr pour voir d’ici, la profondeur des déceptions à venir.
____ Qu’on se méprenne, je ne me réjouis pas d'avoir été, dès le début, le premier à qualifier ces marches "d'agitation de grande ampleur" et ce, au moment où on parlait déjà d'une "révolution inédite dans l'histoire de l'humanité" et où des "Mandela" poussaient comme des champignons. J'aurais sincèrement aimé ne pas avoir raison. Pour le reste, j’espère qu’au-delà de la désillusion, on aura au moins appris qu’on ne déloge pas une dictature avec le sourire, qu’on ne peut détruire un système en évitant de toucher à son socle idéologique, qu’on ne structure pas un esprit révolutionnaire avec le populisme, le mensonge et les reniements, qu’on ne motive pas durablement le citoyen en recourant à la propagande, qu’on ne confie pas la communication d’une lutte à des "opposants" qui n'ont même pas su/pu construire de vrais partis politiques et que le système a enrichis, qu’aucune lutte digne de ce nom ne peut faire l’économie de la mémoire, que la question des peuples effectifs est nodale, que les slogans ne remplacent jamais une feuille de route catégorique, un pacte écrit avec minutie et un projet politique sans amphibologie et sans jeu de mots, et enfin, qu'on ne s'engage jamais sur le terrain de la lutte politique avec la naïveté d'un bambin.
____ La Kabylie en tirera-t-elle enfin les conclusions qui s’imposent ?

Allas DI TLELLI
26/12/2019

Cerstve upecena a vonava :) prijdte ochutnat!
12/09/2014

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08/09/2014

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06/09/2014

Super akce!! Kupte si jednu velkou pizzu a dostanete Maly gyros ZDARMA :) dobrou chut!! :)

03/09/2014

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