07/12/2024
𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐞́𝐧𝐢𝐠𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧.
En 2019, j’ai reçu une taxe de 500 000 FCFA du ministère du Tourisme pour un restaurant à Yaoundé - Ngousso, comptant moins de 40 places assises. Surpris, j’ai voulu comprendre : pourquoi cette taxe et comment son montant est-il évalué ? La réponse à la première question fut déconcertante : "Les retombées de la CAN 2021". 𝑂𝑛 𝑚’𝑎 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒́ 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑥𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒́ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑠𝑡𝑎𝑑𝑒 𝑎𝑙𝑙𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑡𝑡𝑖𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑖𝑠𝑡𝑒𝑠, 𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑢 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑖𝑓𝑖𝑎𝑖𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑡𝑎𝑥𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛. Quant à la deuxième question, aucun opérateur n’a pu me fournir d’explications concrètes sur la méthode de calcul.
Les années ont passé. En 2021 et 2022, comme beaucoup d’autres, mon restaurant a dû fermer en raison de la COVID-19. Nous avons timidement repris en 2023, confrontés aux aléas du secteur. Et voilà qu’en 2024, la même taxe de 500 000 FCFA tombe à nouveau. Cette fois-ci, j’ai dû négocier pour éviter le harcèlement et les menaces de fermeture, car au Cameroun, payer semble parfois être la seule solution pour continuer à exister, même sans comprendre pourquoi.
Aujourd’hui, je me suis donné pour mission de comprendre. Sur quelle base ces taxes sont-elles imposées ? Quels types d’établissements sont concernés ? Comment ces montants sont-ils évalués ? En discutant avec une connaissance, j’ai appris qu’elle venait de recevoir une imposition du ministère du Tourisme de 𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀 pour un établissement de chambres meublées comptant 8 chambres et 4 studios. Une situation similaire, les mêmes interrogations, et toujours aucune explication claire de la part des autorités
Comme beaucoup d’entrepreneurs, je me sens impuissante face à un 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐩𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐛𝐮𝐬𝐢𝐟. 𝐂𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬, 𝐚𝐩𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐩𝐞́𝐝𝐚𝐠𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐢 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞, fragilisent les petites entreprises qui se battent déjà pour survivre. Pourquoi ne pas centraliser ces taxes pour éviter les doubles impositions et permettre une meilleure compréhension de leur utilité ?
Je fais appel à vous, professionnels du droit fiscal, anciens ou actuels employés du ministère du Tourisme, ou simplement citoyens concernés par ces questions. Vos connaissances et vos témoignages pourraient nous aider à faire la lumière sur ces pratiques et à œuvrer pour une fiscalité plus juste et transparente. Entrepreneurs, partagez également vos expériences : avons-nous tous les mêmes obstacles ? Meri pour vos retours concrets et orientation pour trouver réponses aux interrogations.