1955 : les premières pizzas de Suisse
En 1955, deux hommes décident d’introduire à Genève une nouveauté venue d’Italie : la pizza. Mais une petite pizza individuelle, servie dans un caquelon, cuite au four à bois. Un format direct, populaire, à plat unique et service rapide, fait pour Genève.
Tony Niklès, ancien horloger, et Henry Perey, dit Dady, décorateur et antiquaire, ouvrent la première p
izzeria de la ville. Le succès est immédiat. Trois ans avant Chez Mario à Lausanne, Genève invente sa propre façon de manger la pizza.
1961 : nouvelle adresse, même esprit
En 1961, L’Âge d’Or déménage juste à côté, à la rue de Cornavin. L’équipe recrée un décor hors du temps avec ces objets style Napoléon III que Dady et Tony affectionnaient beaucoup, et que l’antiquaire possédait en nombre dans son magasin à la Grand-Rue. Les matériaux sont authentiques. Nombres des objets sont aujourd’hui classés. Et rien ne sera modifié par la suite. Depuis, le lieu est resté intact. Pas de relooking. Pas de compromis. Pas de concept marketing. Juste une adresse genevoise culte où tout le monde, un jour ou l’autre, finit par revenir. La tradition intacte
Le menu non plus n’a pas bougé. Les trois pizzas de base sont toujours là, personnalisables au gré des envies. La pâte levée est faite maison, la cuisson au feu de bois dans des moules qui ont gardé la taille du four du petit bistrot de la rue Rousseau, la chantilly fouettée sur une machine ancienne que les habitués connaissent bien et qui en fait, dit-on, l'une des meilleures de Genève. C’est simple, rapide, sans manières. Et c’est pour ça que ça dure.
2025 : nouvelle équipe, même maison
En 2025, le pizza bar légendaire est repris par deux Genevois amoureux du lieu. Guy von Siebenthal, issu de la famille qui fut derrière le mythique restaurant Le Lyrique, et Marco Donatelli, épicurien passionné ancré dans la scène locale, en sont désormais les propriétaires. Ils n’ont rien changé. Ils ne changeront rien. Mais ils ont une ambition claire : faire rayonner L’Âge d’Or dans l'air du temps, sans jamais le déraciner.