04/01/2021
À partager, nous devons nous faire entendre
Bonjour Monsieur Legault
En ce premier avril 2021, j’ai vraiment le goût de vous raconter une petite histoire…
C’est l’histoire d’une famille québécoise.
Une famille nombreuse, élevée par un père monoparental, pas particulièrement en moyen.
Ils mènent une vie précaire et font de nombreux sacrifices, c’est inconfortable mais, au final, tout le monde s’en sort.
Les nombreux enfants se privent de souper à tour de rôle, c’est le sacrifice que papa demande à sa troupe pour passer au travers de cette période difficile.
Il y a un enfant qui est différent des autres et il ne sait pas trop pourquoi ; en fait, personne ne sait en quoi il est différent mais c’est toujours le premier qui est privé et laissé pour compte.
Le papa distribue les vivres qui sont rarissimes à tour de rôle, mais il saute toujours son tour et, quand il est au bord de mourir de famine, papa lui donne un morceau de pain mais lui dit qu’il va devoir redonner toute la nourriture qu’il aura reçue.
Évidemment, le petit garçon accepte cette entente ; il n’a pas d’autre choix que de se nourrir au présent pour avoir une chance de voir le futur, même s'il lui semble impossible de rembourser les petits morceaux de pain que son père lui donne étant donné que papa le force à rester à la maison et lui interdit de travailler.
De temps en temps, le petit voit un peu d’espoir, le paternel l’autorise à travailler à peine, juste a temps partiel et à salaire réduit, pour ensuite tout lui interdire à nouveau sans préavis ; le petit garçon perd en même temps ses nouveaux amis du jour au lendemain..
Son père à sûrement ses raisons... mais il ne communique jamais avec son fils, il l’ignore toujours et le laisse dans le néant total. Le petit sombre peu a peu dans la déprime et il ne sait pas comment où tout ce cirque le mènera. Il ne comprend pas pourquoi il ne reçoit pas un traitement similaire à ses frères et sœurs. Si son papa lui parlait, peut-être qu’il comprendrait mieux mais, pour l’instant, c’est toujours le silence sauf quand vient le temps de lui infliger des pénitences en le blâmant, lui, pour les écarts de ses proches…
Le père en question, est-ce que vous considérez que c’est un bon père de famille ?
Eh bien, le petit garçon en question, c’est les restaurants et c'est toutes ces petites entreprises complètement oubliées par notre gouvernement provincial qu'on laisse sans réponses et sans explications.
Alors, s'il vous plaît monsieur Legault, la prochaine fois que vous vous autoproclamez bon père de famille, pensez-y deux fois.
Nous voulons des réponses.