06/14/2026
Le fait que nous ayons une véritable « police de la langue » qui réglemente les restaurants est tout simplement ahurissant.
Les restaurants sont parmi les plus beaux exemples de multiculturalisme. Entrez dans presque n’importe quel établissement à Montréal et vous entendrez deux, trois, parfois même quatre langues parlées, y compris le français. Cette diversité fait partie intégrante de ce qui rend notre ville si unique.
Chez Viana, nous sommes fiers de servir une cuisine portugaise authentique, mais comme tant d’autres restaurants, notre menu reflète aussi l’endroit que nous appelons chez nous. Notre poutine portugaise en est un parfait exemple : un grand classique québécois revisité avec une touche portugaise et apprécié par d’innombrables Montréalais. Cette réalité se retrouve dans des restaurants partout dans la province, où les cultures se rencontrent pour créer quelque chose d’unique.
Pendant ce temps, de nombreuses familles se demandent si leur paie de la semaine suffira jusqu’à la prochaine. Les restaurateurs se battent pour garder leurs repas abordables malgré l’explosion des coûts des aliments, des produits frais, des loyers, de la main-d’œuvre et des services publics. Les petites entreprises luttent chaque jour simplement pour survivre.
Avons-nous vraiment besoin d’ajouter une pression supplémentaire en surveillant les langues parlées dans nos salles à manger ou en ciblant un simple mot de quatre lettres affiché sur une vitrine : « NOSH » ?
Au lieu de créer des barrières, nous devrions encourager les gens à découvrir différentes cultures. Les restaurants préservent les traditions tout en invitant les autres à les explorer. Ils rassemblent les communautés autour d’une même table, font découvrir de nouvelles saveurs, créent des emplois et contribuent à la vitalité de notre économie locale.
L’identité du Québec s’est toujours enrichie grâce aux personnes qui ont choisi d’y bâtir leur vie. Protéger la langue française est important, mais il est tout aussi essentiel de reconnaître que les échanges culturels constituent l’une des plus grandes forces de Montréal.
Lorsqu’une personne franchit la porte d’un restaurant, elle ne vient pas seulement commander un repas : elle entreprend un voyage à travers une autre culture. C’est quelque chose qui mérite d’être célébré, et non réglementé