21/06/2025
👨🍳 Dans les coulisses de NOMAD – Conversation avec Jean Callens
Edouard :
Si tu devais remonter à l’origine de ton aventure, tu commencerais où ?
Jean :
Tout a commencé à la mer du Nord, dans un hôtel de la côte belge. J’étais jeune, j’enchaînais les services, souvent en cuisine, parfois en salle. J’y ai appris l’humilité, le respect du client et la précision que demande ce métier.
Edouard :
Et ensuite, direction Chez Callens, le restaurant de ton père ?
Jean :
Oui, c’était presque inévitable. Travailler en famille, c’est intense, mais formateur. J’y ai appris la gestion de l’humain, la constance dans la qualité, et surtout, l’endurance.
Edouard :
Callens Café marque un tournant, non ?
Jean :
Clairement. J’ai voulu créer un lieu différent : business le midi pour les pros de Bruxelles, festif le soir avec DJ, bar à vin et cuisine ouverte 🎉. J’y ai injecté une vraie énergie entrepreneuriale. Ce n’était pas seulement un resto, c’était un concept de vie.
Edouard :
Et tu as su bien le valoriser ?
Jean :
Oui, j’ai eu l’opportunité de le céder à un acteur majeur de la gastronomie, le propriétaire de la Villa Lorraine. Je suis parti avec le sentiment du devoir accompli. Et surtout, l’envie de me réinventer.
Edouard :
D’où ce fameux break sac à dos en Amérique du Sud ?
Jean :
Exactement 🌎. Amérique latine, Maroc, un beau tour d’Europe, Afrique et en Thaïlande. Je suis parti près d’un an. Des découvertes culinaires, des rencontres improbables dans des marchés, des cuisines de rue, des villages isolés. C’est là que j’ai compris que la cuisine pouvait être nomade, libre, décomplexée.
Edouard :
Et NOMAD est né ?
Jean :
Oui, NOMAD, c’est l’idée d’un lieu en mouvement, d’une carte qui ose les mélanges. Le poulpe grec et le chorizo espagnol, le thon et le foie gras, le boudin noir et la vanille ! Le poivre de Penja ou le sauvage de Madagascar avec des fraises bien de chez nous, c’est bien sûr. L’inattendu, mais cohérent.
Edouard :
Aujourd’hui, trois restaurants… Quel est ton modèle ?
Jean :
Je travaille avec une grille simple mais rigoureuse : pas de déchets ♻️, un loyer qui ne dépasse pas le chiffre d’une journée (1/20 du mois), une carte courte qui change souvent. J’ai centralisé le back-office pour tout optimiser. Et j’applique une règle d’or : ne jamais compliquer ce qui peut être simple.
Edouard :
Tu parles souvent de bon sens…
Jean :
Oui, parce que dans la restauration, on peut vite se perdre dans les détails inutiles. Moi, je crois à la vérité des produits, à la cohérence économique, et au respect des équipes. Le bon sens, c’est ce qui te permet de durer.
Edouard :
Et le client, dans tout ça ?
Jean :
Il est au cœur. On veut qu’il vive un moment, pas juste un repas. Dès qu’il passe la porte, il voyage avec nous. Chaque plat, chaque vin, chaque sourire en salle est une escale.
🍽️ Jean Callens, un restaurateur qui cuisine comme il voyage : avec passion, rigueur, et une boussole toujours tournée vers l’essentiel 🌍🔥🍷♻️📍
Un immense merci Edouard Cambier ,Brussels Brant ambassador.