06/08/2026
La frontière entre un bon Spritz et une boisson orange vaguement pétillante est parfois très fine. 🍊
Voici les détails qui font toute la différence :
**1. De l’Aperol. Du vrai.**
Cela peut sembler évident, mais tous les apéritifs orange ne possèdent pas le même équilibre entre amertume, douceur et notes d’agrumes. Un Aperol Spritz commence donc… par de l’Aperol.
**2. Un Prosecco Brut DOC**
Pas un cava choisi par facilité, ni un mousseux quelconque. Le Prosecco apporte son profil fruité, sa fraîcheur et une effervescence plus cohérente avec le cocktail.
**3. Le bon dosage à chaque verre**
La recette de référence suit le fameux équilibre **3-2-1** :
3 parts de Prosecco
2 parts d’Aperol
1 part d’eau gazeuse
Le préparer directement dans le verre permet de conserver des proportions régulières. Un Spritz trop dilué pour économiser quelques centilitres perd rapidement tout son intérêt.
**4. Beaucoup de glaçons**
Cela semble paradoxal, mais plus le verre contient de glace, moins celle-ci fond rapidement. Quelques glaçons flottant dans un verre tiède produiront surtout… de l’eau orange.
Le Prosecco, l’Aperol et l’eau gazeuse doivent également être bien froids avant le service.
**5. Une eau vraiment gazeuse**
Une eau ayant perdu son effervescence rend immédiatement le cocktail plat et lourd. Les bulles ne sont pas décoratives : elles participent pleinement à sa fraîcheur.
**6. Un prix honnête**
Le Spritz reste avant tout un apéritif populaire, simple et convivial. À Padoue, son berceau, on peut encore en trouver autour de 3 €. En Belgique, les réalités sont différentes, mais dépasser largement les 10 € devient difficile à justifier pour un Spritz classique.
Un bon Spritz ne nécessite donc pas vingt ingrédients secrets. Il demande surtout de bons produits, des proportions respectées, beaucoup de froid… et l’envie de servir quelque chose que l’on aurait plaisir à boire soi-même. 🍹