19/02/2026
Chers clients, chers amis,
Pendant toutes ces années, je vous ai vus entrer, vous installer, partager.
J’ai été le témoin de vos retrouvailles, de vos éclats de rire, de vos discussions animées, de vos moments simples qui, mis bout à bout, ont construit une partie de ma vie.
Tam Tam n’a jamais été seulement un lieu.
Il a été une histoire profondément humaine.
Vous avez rencontré Isabel, Éloïse, Alicia.
Leurs sourires ont accueilli vos soirées, leurs attentions ont accompagné vos repas, leur énergie a porté les services. Elles ont donné de leur patience, de leur bienveillance, de leur cœur.
Elles ont essuyé les coups de feu, géré les imprévus, rassuré, conseillé, servi avec générosité.
Je les ai vues courir remettre les plombs lors des coupures d’électricité en plein service.
Je les ai vues traverser la route encore et encore vers la terrasse, l’été, quand le rythme ne ralentissait jamais.
Je les ai vues garder le sourire quand la pression montait.
Elles ont compté énormément. Et elles compteront toujours dans cette histoire.
Il y a eu aussi toutes ces petites mains précieuses dans l’ombre.
Celles qu’on voit moins, mais sans qui rien ne brille.
Celles qui ont préparé, nettoyé, organisé, ajusté chaque détail.
Celles qui ont fait briller vos assiettes avant même qu’elles n’arrivent à table.
Ces neuf années, je les ai vécues intensément.
Les débuts pleins d’élan.
Les soirées où tout semblait possible.
Les périodes plus incertaines.
Les décisions lourdes à prendre.
Je me suis battue pour que ce lieu reste debout, quoi qu’il arrive.
J’y ai cru très fort.
Et aujourd’hui, je suis fière d’avoir osé.
Je n’ai jamais été seule.
Anthony, mon mari, a été mon pilier.
Présent sans bruit, solide sans relâche.
Il a soutenu, réparé, encouragé, tenu quand il le fallait. Il a porté avec moi le poids des décisions, des doutes, des tempêtes. Beaucoup de choses n’auraient pas existé sans lui.
Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’ouvre.
À partir du 1er avril, je transmettrai le restaurant.
Et non, ce n’est pas une blague.
Ce n’est pas une fin triste.
C’est une transmission.
Les murs resteront.
Les souvenirs aussi.
Et ils continueront de vivre à travers vous.
Merci pour votre fidélité, votre confiance, votre présence au fil des années.
Ces neuf années resteront une part de moi.
Avec émotion et gratitude,
Justine