05/09/2026
Aujourd’hui, vendredi 5 septembre, vers 15 h. En plein jour à Saint-Gilles.
Deux personnes se sont battues juste devant le PtitBeur. Dans leur altercation, ma terrasse a été saccagée et mes bacs à aromatiques ont été détruits.
Encore une fois.
Et c’est ça qui me révolte le plus : ce n’est pas un incident isolé. C’est le troisième acte de vandalisme que subit mon restaurant.
Au total, ce sont déjà plusieurs milliers d’euros de dégâts et de pertes que j’ai dû encaisser à cause de comportements qui n’ont absolument rien à voir avec mon activité.
Je travaille. Je paie mes charges. Je fais vivre mon établissement. J’essaie de proposer un endroit agréable, propre, accueillant, dans lequel les gens viennent manger, boire un verre, passer un bon moment.
Et pendant ce temps, en plein après-midi, devant mon restaurant, deux personnes se battent et mon travail se retrouve une nouvelle fois détruit.
On finit par se demander où est la limite.
Parce qu’à force de considérer que tout peut être dégradé, cassé, saccagé, que la violence peut se produire n’importe où et à n’importe quelle heure, ce sont toujours les mêmes qui paient : les commerçants, les indépendants, ceux qui travaillent et investissent.
Je suis profondément fatigué de cette situation.
Et aujourd’hui, je dois être honnête : je commence sérieusement à me demander s’il ne serait pas temps de partir.
Partir d’un endroit où j’ai investi des années de travail, d’argent et d’énergie, ce n’est évidemment pas une décision que je prends à la légère.
Mais un commerce ne peut pas vivre normalement si son propriétaire doit constamment craindre le prochain incident, la prochaine dégradation, la prochaine facture.
On mérite mieux que ça.
Je vais encore réparer. Encore nettoyer. Encore payer.
Mais jusqu’à quand ?