03/02/2021
***Important***
Ce soir je me sens dans l’obligation de partager avec vous une nouvelle triste qui s’ajoute à bien d’autres depuis près d’un an.
L’an dernier, à peu près à la même date, je m’engageais dans ce qui me paraissait le plus beau des projets d’affaires. Je me lançais dans l’aventure d’avoir mon propre restaurant. Des amis investisseurs m’avaient encouragé à le faire. C’était pour moi une affaire à ne pas manquer, surtout en prévision d’une retraite éventuelle dans quelques années.
Comme c’est à peu près le cas de tout le monde, 2020 a été l’une des années les plus difficiles. Mais j’avais de l’espoir. Je travaillais à mon projet. Je réfléchissais au concept. Je mettais des gens dans le coup. J’étais en vie!
Malheureusement, j’ai perdu l’emploi qui me permettait d’attendre que la construction s’achève. Ensuite, la pandémie a ralenti les travaux. L’ouverture était initialement prévue pour le 1er août 2020. Les retards successifs ont fait en sorte de repousser toujours plus l’échéance.
Ensuite, c’est mon couple qui s’est brisé. La séparation me fut douloureuse, je ne comprenais pas pourquoi maintenant, pourquoi tout court. Mais mon projet de restaurant me permettait de regarder en avant.
C’est dans cette période que mon partenaire d’affaires s’est retrouvé en difficulté et m’annonçait qu’il ne pourrait plus investir. C’était un autre coup dur, mais mon projet étant solide, je ne désespérais pas de trouver un substitut.
Par la suite, alors que j’entrevoyais les jours de l’ouverture, ce sont les problèmes de santé qui se sont présentés. Hospitalisation d’urgence au début février : soins intensifs, convalescence, suivis contraignants et d’autres soins à venir…
Au sortir de cette horrible séquence, je connaissais enfin le coût des améliorations locatives au projet. Cela a fini par m’achever. Impossible de pouvoir démarrer, quand tout est prêt, sans l’argent pour payer tout ce que ça coûte, en plus des équipements et des contrats de service. Maintenant, c’est ma détermination qui est affectée. Pus capable…
Je vous annonce donc que le restaurant d’Antan est mort avant de naître. Pour le moment, je cherche à me sortir de ces tracas sans tout perdre, mais au moins j’ai retrouvé un bout de vie, avec une santé fragile, mais je suis en vie.
Pour finir, si parmi vous quelqu’un a un intérêt à reprendre le projet, je peux encore vous aider puisque tout est déjà monté et que je connais bien les promoteurs qui ont été très compréhensifs… (m’écrire en pv)
En espérant pouvoir aller manger une viennoiserie dans ce futur café, et me laisser porter par un peu de mélancolie, je vous remercie de m’avoir suivi jusqu’à présent dans ce qui aura été pour moi, malgré les coups du sort, le petit bout d’espoir qui m’a permis de traverser la dernière année.
Au plaisir,
Richard Girard